betty's blog

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lundi 13 novembre 2017

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mardi 13 mars 2012

LA BOUCLE EST BOUCLEE

Bangkok, mardi 13 mars 2012

Ca y est, je suis à Bangkok depuis ce matin. Je suis donc arrivée à mon point de départ.

La pluie tombée samedi à Nong Khai a bien fait chuter la température et la petite laine n'était pas superflue le matin. Les adieux aux copains et copines se sont fait hier car presque tout le monde partait.

Mon train est bien parti à l'heure à 18 h 20 et les couchettes ont été installées peu après le départ. Pour être sûre de bien dormir, j'avais pris un somnifère qui s'est montré efficace de 20 h à 1 h 30 heure à laquelle je me suis réveillée pour me rendormir vers 3 h 30 et me réveiller définitivement à 5 h 30

L'arrivée était prévue à 6 h 30 ce qui devait me permettre d'éviter les embouteillages du matin. Manque de chance, le train n'est arrivé qu'à 9 h. J'ai eu du mal à trouver un taxi à la gare, entre ceux qui ne voulaient ou ne connaissaient pas mon hôtel et ceux qui refusaient de brancher le compteur (c'est la grande mode en Thaïlande de fixer un forfait doublant, voire triplant, le prix). J'ai d'ailleurs fini par céder mais à un prix « raisonnable ». L'hôtel est situé juste à côté de l'ambassade de France mais il n'y a pas de restaurants dans les environs, hormis les étals de rue.

En arrivant, j'ai pris une douche et suis immédiatement ressortie en direction de Chinatown à pieds, ce qui représente une bonne marche. Je pensais acheter un sac (eh oui je suis en manque) mais rien ne m'a séduit. J'en ai profité pour faire régler mes lunettes que j'avais achetées là l'année dernière. Ensuite, je suis rentrée par le fleuve par le bateau-navette où la chaleur est presque supportable.

Sur les conseils de Denis, je me suis arrêtée à River City, grand centre commercial sur 3 ou 4 étages dédié aux antiquités orientales et quelques boutiques de luxe. J'ai trouvé cela assez sinistre, désertique avec de nombreux emplacements à louer (ce doit être très cher). Puis j'ai regagné mon hôtel, après avoir erré à la recherche d'un restaurant. J'ai donc fini par prendre un plat au marchand de rue en face de l'hôtel (les prix du restaurant de l'hôtel sont prohibitifs).

Je pensais aller à la piscine mais il fait beaucoup trop chaud. Je me suis endormie 30 mn. Je vais rester dans ma chambre jusqu'à ce soir car je suis incapable de tenir dehors par cette chaleur et cette pollution. J'ai quand même marché plus de 3 h ce matin.

Ce billet est probablement ma dernière intervention sur mon blog avant mon retour après-demain. D'autant plus que l'hôtel ne fournit pas le wifi gratuit, comme c'est le cas partout en Thaïlande, même dans les établissements les plus modestes. C'est la 2ème fois que je rencontre ce cas, la 1ère était avec l'escroc italien de Sukkothaï.

A très bientôt.

samedi 10 mars 2012

FRAICHEUR THAILANDAISE

Nong Khai, samedi 10 mars 2012

Ce matin, j'ai été réveillée à 5 h 30 par... la pluie, en avance d'un mois sur la saison. Il a plu et tonné sans discontinuer toute la journée. Résultat : baisse de la température de 15/20°, ce qui fait du bien mais oblige à ressortir la petite laine et les chaussettes. Cela nous permis de passer la journée « à refaire le monde » avec une petite bande ce copains et copines, français, anglais et hollandais de 26 à 65 ans. Un des français devait partir aujourd'hui pour Chiang Mai ; quand il a vu les prévisions météo annonçant 3 jours de pluie à Chiang Mai, il a renoncé à y aller et reste ici où le beau temps devrait revenir demain. Toute la petite bande a prévu de partir lundi.

Hier, je suis allée à la gare pour acheter mon billet de train. Je partirai pour Bangkok lundi par le train-couchettes de 18 h 20 et arriverai à 6 h 30. J'ai aussi réservé un hôtel pour les 2 derniers jours. J'ai choisi un hôtel confortable avec piscine. Au moins, si je n'ai pas le courage de sortir dans Bangkok, je pourrai me réfugier à la piscine et au pire dans ma chambre climatisée. Actuellement, à Bangkok il fait 36° et les prévisions pour samedi sont de 41° !Il est temps de rentrer...

Je surveille les prévisions météo de Paris et je constate avec plaisir une remontée des températures. Je suis contente de bientôt retrouver ceux/celles que j'aime.

Je ne pense pas revenir sur ce blog avant mon retour à Bangkok.

mercredi 7 mars 2012

SCULPTURES MONUMENTALES

Nong Khai, mercredi 7 mars 2012

Hier, rien de spécial. Une petite promenade le matin mais la chaleur m'a vite fait revenir au jardin de la GH qui n'est pourtant pas très tranquille depuis mon arrivée. Effectivement, toute la journée des ouvriers travaillent à l'élagage des arbres. Ils coupent même de grosses branches. Je me dis qu'ainsi il y aura moins d'ombre au-dessus des toits des bungalows mais Julian, le propriétaire, m'a expliqué que c'était nécessaire tous les ans au mois de mars pour éviter que bientôt, à la saison des pluies, les arbres se chargent d'humidité ce qui provoque une prolifération des moustiques. En tout cas, il ne fait pas bon de rester dans le secteur. Heureusement, les abris aux toits de chaume devant le Mékong sont toujours accueillants.

Hier soir, je suis allée au marché de nuit dans l'intention de diner sur les étals de rues. Il y avait d'appétissants morceaux de poulet ou des poissons grillés au barbecue mais les portions étaient trop grosses pour mon petit appétit. De plus, il y avait peu de tables pour s'installer. Je suis donc rentrée diner à la GH d'un tom Kaa Gai (soupe au lait de coco, citronnelle, galanga).

Ce matin, avant l'arrivée de la grosse chaleur, j'ai décidé d'aller visiter le parc de sculptures situé à 15-20 mn de tuktuk. Les sculptures monumentales (souvent de 15-20 mètres de haut) d'inspiration bouddhiste et hindoue sont impressionnantes. Il est dommage que les explications ne soient qu'en langue thaïe car il y a une symbolique qui aurait mérité un décryptage.

Au déjeuner, je me suis régalée d'un curry vert accommodé aux goûts européens, c'est-à-dire pas excessivement pimenté.

NB : j'ai ajouté des photos à mon message précédent.

lundi 5 mars 2012

LE MEKONG ET SON COROLLAIRE LES MOUSTIQUES

Nong Khai, lundi 5 mars 2012

Hier matin, j'étais à la gare routière de Phitsalunok à 7 h 20 pour le car de 8 h. Mais l'imprimé était surchargé et je ce que j'avais pris pour un 8 était un 9. J'ai donc attendu longuement, d'abord l'ouverture du guichet, ensuite le car. La chance m'a sourie car j'ai rencontré un couple de retraités français qui faisait le trajet. Ce sont de grands voyageurs en Asie (7 fois au Népal par exemple) et comme ils sont déjà allés à Khon Kaen, ma destination, je les ai suivis à leur hôtel, qui était recommandé dans le LP. Quasi-luxueux : immense chambre avec réfrigérateur, TV (mais pas TV5 Monde), bureau, guéridon avec 2 fauteuils, salle de bains avec baignoire (la 2ème) et clim (mais cette fois réglable et éteignable). La chaleur était tellement intense que je suis vite rentrée dans ma chambre après un repérage du quartier. Khon Kaen est une grande ville dynamique, qui possède la plus grande université de l'est de la Thaïlande. Mais, comme toutes les grandes villes, il y a énormément de pollution accentuée par la chaleur (38° à l'ombre quand il y en a...).

Ce matin, j'ai pris un car pour Nong Khai, petite ville s'étendant le long du Mékong, à la frontière laotienne. Sur les conseils de Denis, je suis allée à la Mut Mee Guest House où j'ai attendu 1 h 30 avant d'avoir une chambre disponible. Je suis installée dans un bungalow en bois. Si le grand lit est à baldaquin avec moustiquaire, la chambre est petite, sans placard pour le rangement et la salle de bain des plus sommaires avec le WC sans chasse d'eau ; on verse de l'eau puisée dans un grand bac d'eau. Et les prix ont augmenté. Le grand intérêt de cette GH est le jardin ombragé au bord du Mékong qui apporte de la fraicheur. De plus, comme le patron est anglais ou américain, la clientèle est essentiellement anglophone. J'y ai retrouvé l'anglais rencontré il y a 2 semaines à Tathon.

Autre avantage de cette GH, il y a une librairie d'occasion où j'ai pu échanger mon dernier livre (polar) contre un autre, moyennant un supplément quand même (il faut que tout le monde vive).

A partir de 16 h, je suis allée me promener dans la ville, somme toute semblable à toutes les villes thaïes mais un peu moins polluée car petite. Il y a une belle promenade aménagée le long du Mékong avec de nombreux restaurants. Ma GH fait également restaurant. Je ne sais pas si j'aurai le courage de rester là une semaine. Je verrai bien. Pour le moment, il est 19 h et je me fais dévorer par les moustiques.

samedi 3 mars 2012

MAIS OU EST LA BEAUTE THAILANDAISE ?

Phitsanulok, samedi 3 mars 2012

Décidément les villes thaïlandaises n'ont pas la cotes auprès de moi.

Arrivée hier à 11 h à Phitsanulok, je suis d'abord allée au guichet pour m'enquérir des horaires de cars de ma prochaine destination, Khon Kaen. Ensuite un tuktuk conduit par une charmante dame m'a déposée à la GH conseillée dans le Lonely Planet. En fait, c'est un hôtel traditionnel (pourquoi s'appelle-t-il guest-house ?) où j'ai une chambre claire avec climatisation et TV toujours très bon marché.

J'ai fait un tour dans les environs mais suis rentrée rapidement pour cause de chaleur intense (à midi) et laideur ambiante. J'ai essayé de réitérer une sortie hier soir mais la chaleur n'avait pas diminué malgré le coucher du soleil et la beauté n'était toujours pas apparue... Je me suis donc installée, comme pour le déjeuner, au petit restaurant attenant à l'hôtel. C'est un petit havre « européen » (mais fréquenté par les jeunes locaux) qui propose, outre une carte thaïe, d'excellentes pâtisseries maison. De plus, c'est climatisé, mais à la façon des pays chauds, c'est-à-dire nécessitant de porter un vêtement pour se protéger du froid excessif. Pour une fois, j'ai donc pris un dessert : un délicieux crumble aux pommes servi avec une crème anglaise à part. Ce n'est pas vraiment thaï mais c'est au moins bon pour mon moral qui en a bien besoin.

Heureusement que mon lit était douillet car la chaleur n'a pratiquement pas baissé pendant la nuit et je me refuse à mettre la climatisation autrement que quelques minutes de temps en temps pour rafraichir la chambre.

Ce matin, armée de courage, je suis allée marcher le long de la rivière (sans grand intérêt) jusqu'au célèbre temple, le « wat Phra si Ratana Mahathat » possédant la plus vénérée statut de Bouddha de Thaïlande. Comme l'indique le LP, c'est une grande foire. De nombreux stands et vendeurs ambulants vendant toute sorte de choses, troupeaux de touristes de voyages organisés, etc.

Je voulais aller visiter le musée folklorique présentant des outils et ustensiles de cuisine de l'Isan mais comme tout va de travers ici, il n'est ouvert que 2 jours par semaine et ce ne sont pas les miens.

Au retour, j'ai essayé de me promener dans la ville mais la chaleur devenait difficile à supporter (le site météo indique 38° à Phitsalunok) et rien n'arrêtait mon regard. Je me suis donc, comme hier, réfugiée dans ma chambre où je vais rester jusqu'à mon départ demain matin à 7 h, à part une descente au restaurant de l'hôtel. J'ai eu le plaisir d'avoir un appel téléphonique sur Skype de Denis qui pèle de froid en Chine (-4°).

Je crains que ma prochaine étape soit à la hauteur de celle-ci car il s'agit encore d'une très grande ville mais c'est le passage obligé pour Nong Khaï.

NB : de plus, j'ai raté les photos du temple. Vraiment mauvaise pioche !

jeudi 1 mars 2012

PHRAE ; MINI LUANG PRABANG ?

Phrae, jeudi 1er mars 2012

Journée tranquille hier à Nam où la chaleur m'a obligée à rester cloitrée l'après-midi. Comme les bêtes sauvages, je ne suis sortie que le soir pour ma pitance. Les temples sont d'ailleurs plus beaux la nuit avec les éclairages. Je n'ai pas pu faire de photos car mon appareil a méchamment affiché « batterie vide ».

Auparavant, j'étais allée à pied à la gare routière pour voir les horaires de cars pour Phrae. Comme elle est située à environ 20 mn de marche, je souhaitais demander à la GH un taxi pour m'emmener ce matin car avec la valise, ce n'est pas facile de marcher le long d'une route à grande circulation sans trottoir. Hélas, les 2 jeunes filles qui sont de permanence à la réception dans la journée partagent leur temps entre la sieste et le papotage-ricanement et ne parlent pas un mot d'anglais. J'étais donc harnachée, prête à partir à pied ce matin à 7 h (s'il fait une chaleur d'enfer dans la journée, il fait un froid de loup la nuit et le matin). Heureusement, la dame qui fait les petits déjeuners, bien que non bilingue, a compris le mot « taxi » et a téléphoné pour en appeler un. A ma grande surprise, c'était encore une moto. Je n'avais pas trop le choix : la moto devant entre les jambes du chauffeur (en l'occurence une chauffeuse) et moi derrière. Heureusement, le trajet était court. Quand je suis arrivée, j'ai demandé le nom de ma destination, Phrae, et on m'a dirigée vers un minibus prêt à partir.

Après 2 h de route de montagne, je suis arrivée à Phrae. Que dire de Phrae ? Le Lonely Planet dit que la ville rappelle Luang Prabang au Laos. Peut-être, mais avec de l'imagination.

J'ai pris un hôtel recommandé par le LP qui a l'avantage de ne pas être loin de la gare routière. Son autre avantage est son prix : 300 baths (7,50 €). Ca baisse tous les jours ; avec un peu de chance peut-être qu'à la fin de mon voyage on me donnera de l'argent avec la chambre. Mais ne rêvons pas. En tout cas, la qualité du matelas n'est pas à inscrire parmi les points positifs. J'ai l'impression d'être directement sur une planche. Je ne sais pas comment je vais arriver à dormir. L'inconvénient de cet hôtel est qu'il est loin de la ville ancienne à visiter. Je suis donc partie en exploration ce matin, sachant que ce ne serait pas possible l'après-midi à cause de la chaleur. Il est vrai que les rues sont larges avec de la verdure, des temples et de jolies maisons en bois. Si seulement, il y avait quelques inscriptions en anglais... Ici, l'anglais est inconnu. En revenant de la vieille ville, j'étais perdue et j'ai demandé à plusieurs personnes « bus station » (ce n'était pas loin) mais on m'a regardé comme une martienne. Idem pour manger. La Thaïlande hors des sentiers battus, comme le demandent certains touristes dans VoyageForum, c'est bien mais il y a de grands moments de solitudes. Force est de constater qu'à Phrae, les sentiers ne sont pas souvent battus par les touristes.

Demain matin, je repars pour Phitsalunok un peu plus au sud (mais quand même dans le nord de la Thaïlande) à 3 h de route, avant de bifurquer vers l'est. J'espère que d'ici là ma bronchite me laissera en paix (merci la clim de Nan).

mardi 28 février 2012

NAN

Nan, mardi 28 février 2012

Hier soir, j'ai erré longtemps en quête d'un restaurant affichant une carte en anglais. Je me suis donc retrouvée dans un petit restaurant proche de mon hôtel. Le serveur ne parlant pas anglais, il a été chercher une cliente thaïe parlant anglais. Elle m'a donc aidée à faire mon choix et quand je lui ai dit que j'étais française, elle m'a invitée à sa table rejoindre son mari et ses amis québécois. J'ai donc passé un diner très sympathique. Heureusement que j'avais demandé « juste un petit peu épicé », je n'ai pas pu finir.

Le retour a l'hôtel s'est assorti de quelques désagréments. D'abord, douche froide malgré la belle baignoire. Puis une fête, probablement mariage, dans les locaux de l'hôtel ont troublé mon repos et enfin, climatisation impossible à éteindre, ce qui fait que j'ai toussé toute la nuit. Heureusement, il ne semble pas que je sois malade aujourd'hui.

Ce matin, je suis allée à pied à la gare routière pour prendre mon car pour Nan. J'étais la seule occidentale dans ce car qui était d'ailleurs peu rempli. Les paysages dans la montagne sont superbes. Je suis arrivée à 12 h 30, soit après 4 h 30 de trajet. J'ai pris un santaew qui m'a déposé à la GH que j'avais repéré sur le LP. Les informations mentionnées sur le guide ne sont plus à jour puisque le propriétaire n'est plus un australien mais une famille thaie. Elle est située au fond d'une allée, donc à l'écart de la rue, dans un quartier tranquille proche des temples à visiter. La chambre avec salle de bains, réfrigérateur et TV ne coûte que l'équivalent de 8 €. Pourvu que ça dure !

J'ai fait un repérage cet après-midi malgré la chaleur écrasante. La petite ville de Nan est tranquille mais je ne sais si j'aurai le courage de ressortir ce soir. J'ai réservé pour 2 jours.

lundi 27 février 2012

PHAYAO, LE LAC

Phayao, lundi 27 février 2012

Samedi soir, en allant chercher ma pitance, j'ai entendu un « hello Betty » ; c'était Paul, l'américain, attablé à une terrasse avec un ami hollandais retraité marié à une thaïe (tenancière du bar). Au cours de la discussion, ils m'ont appris qu'il y avait le marché de nuit du samedi. Toute une rue est coupée à la circulation pour permettre l'installation de stands de vêtements-colifichets et nourriture. C'est la promenade vespérale hebdomadaire des habitants de la ville. Bien sûr, j'y ai rencontré mes copines flamandes ainsi que la belge sculptrice sur fruits. Tout ce petit monde fait comme moi : quitte Chiang Rai pour Bangkok, la plage, la Belgique.

Hier, la journée a été grise. Le ciel était couvert et sans le soleil l'air n'est pas très chaud.

Ce matin, après les adieux à mes copines flamandes (on se reverra peut-être en Belgique), je me suis rendue à pied à la gare routière de Chiang Rai qui a l'avantage d'être en centre ville (habituellement elles sont à l'extérieur des villes). Mon car était prévu à 9 h 30 (il était 9 h 10) mais il est rare que les horaires soient respectés. Il est parti à 10 h 30 probablement en attente de remplissage. Le trajet était prévu pour 2 h mais n'a mis qu'1 h 40. J'ai décidé de faire escale une journée à Phayao afin d'éviter un long trajet de 6 ou 7 h jusqu'à Nan (nord-est de la Thaïlande).

En descendant du bus, je n'ai pas vu la noria habituelle de taxis et tuktuks. J'étais un peu inquiète car je ne savais pas où se trouvait l'hôtel que j'avais repéré sur le LP (pas de plan). Aucune indication en anglais et personne ne parle anglais. Quelqu'un s'est quand même décidé à m'aborder et j'ai montré le nom de l'hôtel sur mon guide. Il m'a fait signe de l'attendre et quelle n'a pas été ma surprise de le voir arriver... en moto. Il m'a fait signe de mettre ma valise et moi à l'arrière de la moto. J'étais désemparée car c'était la valise OU moi, mais en aucun cas les deux. Un chauffeur de taxi est quand même arrivé et après négociation du prix (de 100 baths demandés, j'ai topé à 60, soit de 2,50 € à 1,50 €) pour m'apercevoir 2 mn après que j'étais arrivée. En fait, c'est à 5 mn de marche.

L'installation à l'hôtel (pas de GH) a été une agréable surprise, bien que pas de personnel bilingue. Une grande chambre avec 2 lits ou un grand au choix, climatisation, réfrigérateur, TV et vraie salle de bains avec baignoire (je n'en ai pas vue depuis 2,5 mois), pour l'équivalent de 11 €.

J'avais l'intention d'attendre la fin de l'après-midi (moins chaud) pour partir en repérage dans la ville mais ma curiosité et la faim l'ont emporté. Il faut dire qu'il fait très chaud entre 13 et 15 h. Devant la gare routière, j'ai rencontré un copain de la GH de Chiang Rai qui venait de passer quelques jours à Phayao. Il m'a laissé son plan de la ville (difficile à trouver). J'ai marché jusqu'au lac à l'opposé de la ville, soit au sud. C'est le plus grand lac (artificiel) de Thaïlande et cela ressemble à une station balnéaire avec ses restaurants sur le front, ses petites rues avec jolies maisons.

Ce soir, j'irai tester un des restaurants réputés du bord du lac et demain matin, lever matinal pour prendre le car de 8 h.

vendredi 24 février 2012

RETROUVAILLES

Chiang Rai, vendredi 24 février 2012

Ce matin, je suis allée à la gare routière, en centre ville, pour voir les horaires de cars en vue de ma prochaine étape quand j'ai eu la surprise d'entendre « hello Betty ». C'était mes 2 copines flamandes qui venaient de descendre du car. Bien sûr, elles cherchaient une guest-house. Je les ai donc emmenées dans la mienne en renvoyant le tuktuk puisque le trajet n'est pas long. Coup de chance, comme nous étions en début de matinée, il restait de la place (c'est plein en principe à partir de 11 h).

Ensuite, je suis retournée à la gare routière pour les horaires et là encore, je tombe sur la belge sculptrice sur fruits rencontrée hier, que j'ai revue 2 h plus tard dans un magasin.

Puis, j'ai erré le nez en l'air et je me suis perdue. Il faut dire qu'en Thaïlande les noms de rues sont rarement indiquées et il est inutile de demander son chemin à un thaï, il répond systématiquement n'importe quoi pour ne pas nous décevoir sur le moment. Inutile non plus de lui montrer un plan, il ne sait pas le lire. Nous avons au moins un point commun... Bien sûr, j'ai fini par me retrouver à la GH dégoulinante de sueur (il était 12 h 30).

J'ai demandé à la GH, qui fait office également d'agence de voyages comme toute les GH, des suggestions de tours organisés sans marches difficiles compte tenu de mes difficultés respiratoires. Elle m'a proposé une location de voiture avec chauffeur à condition d'être plusieurs, par exemple mes 2 copines flamandes, pour l'équivalent de 40 € par personne sans l'essence, ce qui est très cher pour le pays. Mes copines se sont renseignées dans des agences de voyages en ville et ont trouvé la même prestation pour 20 € essence comprise, soit une voiture avec chauffeur, sur un trajet défini entre nous et l'agence, venant nous chercher à notre GH demain à 9 h et nous ramenant à 17 h 30.

Ce soir, je ne retourne pas diner au marché de nuit. 2 soirs de suite sont amplement suffisants. Je vais probablement prendre un plat dans une cantine du quartier. Demain, j'aurai probablement des choses à raconter sur ma journée.

jeudi 23 février 2012

SCULPTURE SUR FRUITS

Chiang Rai, jeudi 23 février 2012

Hier soir, comme prévu, je suis allée au marché de nuit. Comme dans toutes les villes, c'est un grand piège à touristes avec les étals de pacotille habituels. Mais, l'intérêt de celui-ci est les étals de nourriture alignés de part et d'autre d'une immense place sur laquelle des petites tables et chaises sont installés. On achète les plats qu'on désire (très bon marché) et on s'installe où l'on veut. 2 musiciens sont installés sur une scène au bout et jouent une musique sirupeuse. Leur pause est la bienvenue. Je craignais que ce ne soit un autre piège à touristes mais je constate que la clientèle est plus locale qu'occidentale. En dessert, je me suis octroyée un excellent shake de mangue fraiche. Au retour, je suis passée devant la « tour de l'horloge », grand monument doré avec une horloge. Le soir, elle s'illumine et passe par des jeux de lumières de couleurs différentes, en émettant une musique. Vu le nombre de personnes, surtout touristes, stationnant devant, il semble que ce soit une attraction attendue chaque soir.

Ce matin, à 8 h 30 comme convenu, Paul est venu me chercher pour le petit déjeuner au petit restaurant d'une GH dans le quartier. Je me suis régalée d'une excellente crèpe (pancake) à l'ananas. Ensuite, il m'a remis une plaquette avec une suggestion de tour des temples de la ville et lui-même a enfourché sa moto. Je suis donc partie à pied munie du plan, mais c'était sans compter sur mon incapacité à lire un plan. D'autant plus que les noms de rues ne sont jamais indiqués. J'ai donc marché le nez au vent et suis tombée sur le grand marché de la ville. J'adore les marchés, particulièrement en Asie où l'on trouve des produits inconnus (de moi). Ensuite, comme il commençait à faire chaud, j'ai abandonné mon projet initial et suis rentrée à la GH où je me suis installée dans le jardin, sous les arbres. J'y ai rencontré une franco-belge d'une cinquantaine d'année faisant de la sculpture sur fruit, en l'occurence une pastèque. Elle vient en Thaïlande tous les ans plusieurs mois depuis 20 ans et parle thaï.

Ce soir, je retourne au marché de nuit, ne serait-ce que pour m'acheter des sandales pour remplacer celles que j'ai achetées la semaine dernière à Chiang Mai. Vive la marchandise chinoise ! Pas de nouvelles de Paul.

mercredi 22 février 2012

AN AMERICAN IN CHIANG RAI

Chiang Rai, mercredi 22 février 2012

Comme je le subodorais, le paradis devient vite ennuyeux. D'abord parce qu'il est désert. Le petit village ferme ses boutiques et restaurants dès la nuit tombée, c'est-à-dire vers 18 h 30. De plus, je n'ai pas compris tout le film, la patronne de la guest-house m'a dit hier que je devais laisser mon bungalow car il était réservé. Elle m'en a proposé un autre dans le jardin, mais je tenais à la terrasse sur la rivière. J'ai donc hérité de celui d'à côté absolument identique. Je n'ai pas cherché à élucider. Mes copines flamandes sont parties ce matin pour ? (j'ai oublié le nom) où elles trekent à qui mieux mieux et elles rejoindront Chiang Rai dans 3 jours.

Je voulais me rendre à Chiang Rai par la route pour ne pas avoir à porter ma valise mais c'est un peu compliqué. Il faut prendre 3 véhicules différents : un santaew jusqu'à Fang (15 km), un car pendant 50 km, puis un autre car. J'ai donc opté pour le bateau qui met le même temps (3 h).

J'ai failli ne pas partir faute de passagers. Il faut au moins 4 passagers pour que le bateau parte. Or, nous n'étions que 2. Il nous a donc été demandé un supplément pour pouvoir partir. C'est ainsi que j'ai fait connaissance de Paul, un américain de la cinquantaine. Nous n'étions que 2 (à part le conducteur) l'un derrière l'autre. La descente d'une rivière est toujours un agréable moment. Nous étions entourés de montagne et avons longé des villages tribaux.

Nous sommes partis à l'heure (12 h 30) et arrivés en avance. Paul qui connait bien Chiang Rai pour y être venu plusieurs fois, m'a conseillé une ou deux GH. Malheureusement, l'une était complète et il ne restait qu'une seule chambre dans l'autre, que j'occupe. Paul est parti en chercher une autre ailleurs. La mienne (mentionné dans le Lonely Planet) présente deux avantages : elle se trouve au fond d'une impasse, donc loin du bruit de la rue, et dispose d'un agréable jardin. Elle est également bon marché (10 €). Bien sûr, pour ce prix je n'ai pas le bungalow de charme des 2 précédentes mais une chambre simple avec douche dans un bâtiment de plain pied (elles sont toutes mitoyennes). Pour le moment, j'ai réservé 2 jours, sachant que Chiang Rai est une assez grande ville qui propose de nombreux centres d'intérêt. Je pense rester plus longtemps mais je verrai à l'usage si je reste là ou si je change de lieu.

J'ai fait un petit tour pour commencer à repérer les lieux. Je ne crois pas faire vraiment couleur locale, mais 2 anglophones m'ont demandé leur chemin. Cherchez l'erreur...

Paul m'a proposé de venir avec lui en moto comme passagère mais je ne veux pas prendre le risque d'un accident. Je me contenterai donc de marcher dans la ville qui a l'avantage d'être plate. Comme il a rendez-vous avec un ami pour diner, il m'a proposé de venir prendre le petit déjeuner demain matin et me faire faire un tour de la ville. Je sens que je vais faire des progrès en anglais. Pour le moment, l'accent américain est difficile pour moi.

Ce soir, je vais diner au marché de nuit.

lundi 20 février 2012

LE PARADIS EXISTE, JE L'AI RENCONTRE

Thaton, lundi 20 février 2012

Hier pour ma dernière soirée à Chiang Dao, j'ai diné au restaurant gastronomique de la GH et si j'avais un doute sur la formation britannique de la cuisinière, je suis obligée de réviser mon jugement. C'était délicieux. Chichiteux mais délicieux. Rien de thaï, plutôt « nouvelle » cuisine française.

Ce matin, après un somptueux petit déjeuner (comme tout dans ce mini-resort), j'ai pris le santaew venu me chercher pour aller à la gare routière à 15 mn de route. Curieusement, le car était à l'heure : 10 h 30 pile. Bien que local, il était très confortable, propre et moderne, avec un siège par passager et sans cette maudite climatisation (que des ventilateurs). Le paysage était superbe, une alternance de belle montagne et de plaine, les maisons en dur pimpantes.

Je suis arrivée au terminus, Thaton, à 13 h 15 comme prévu. J'avais repéré quelques guest houses sur le Lonely planet. J'étais en train de le consulter quand un anglais, grand et déguingandé, d'à peu près mon âge m'a proposé son aide et m'a conseillé une GH indiquée dans le LP, au bord de la rivière. Comme il était en train de manger un cornet de glace, je lui demandé où il l'avait achetée. En allant à la GH j'ai rencontré 3 jeunes anglais cherchant la même chose que moi mais en plus difficile : une chambre pour 3.

Me voici donc installée dans mon petit paradis : un bungalow à toit de chaume, au bord de la rivière (cf la vue de chez moi), une belle chambre avec placard, TV, une belle salle de bain avec grande douche délimitée avec bac et rideau (ceux qui connaissent la Thaïlande reconnaitront le luxe que cela représente) et une superbe terrasse surplombant la rivière. Tout cela au milieu des arbres et des fleurs. Et pour la modique somme de 20 € par jour avec petit-déjeuner. En revanche, le matelas est bien thaï, c'est à dire dur comme du bois. Je ne sais combien de temps je vais rester là mais je crois que cela mérite de s'y poser.

Thaton se situe au nord de la Thaïlande, près de la frontière birmane. Ce soir, j'irai probablement diner de l'autre côté de la rivière où il y a des restaurants.

dimanche 19 février 2012

NE PAS PERDRE LE NORD

Chiang Dao, dimanche 19 février 2012

Le voyage de Chiang Mai à Chiang Dao s'est effectué sans difficulté. D'abord un tuktuk pour aller à la gare routière, billet pris au guichet pour 1 € pour 85 km. Les cars partent toutes les demi-heures et celui-ci est bien parti à 10 h. La route à 4 voies est excellente comme pratiquement toujours en Thailande. On était plutôt serrés car à 3 sur des banquettes d'une largeur pour 2 et pour la 1ère fois de ma vie, j'ai eu l'impression d'avoir un gros cul. J'étais la seule occidentale. Mon voisin, un vieux monsieur, me faisait signe d'attendre quand je demandais si je devais descendre à chaque arrêt et m'a avertie quand ça été le bon.

L'arrêt du car se situe sur la route principale dans ce qui semble un village s'étendant tout au long. Dès la descente, je suis accostée par un chauffeur de taxi-santaew (le seul) qui me montre une liste des principaux points d'intérêt de la région dont les guest-houses avec les tarifs (en l'occurence presque 4 €). Le trajet me montrera qu'effectivement, les guest-houses sont très éloignées et isolées du village.

En arrivant, c'est une agréable surprise : la GH est un petit resort avec des bungalows à l'extérieur en bambou et l'intérieur coquet en bois. L'établissement est tenu par un couple anglo-thaï d'un certain âge. L'homme est anglais, grand et mince, d'allure très gentleman. La femme thaïe qui s'occupe de l'accueil et est chef de cuisine est avenante et parle un anglais qui me semble parfait (il faut dire que dans ce domaine, je suis obligée d'être admirative). Elle a fait ses études de cuisine en Angleterre et sert une carte de cuisine européenne variée et de bonne réputation, dont les prix sont à la hauteur. Comme je ne suis pas venue en Thaïlande pour manger de la cuisine française, je suis allée diner à la GH un peu plus loin, des plats thaïs aux prix ad-hoc. J'y ai rencontré un couple de retraités français (les seuls dans ce coin à anglais et asiatiques) qui vivent depuis 10 ans sur leur bateau (voilier) et voyagent sur toutes les mers du monde. Actuellement, ils sont basés aux Philippines et s'octroient des vacances à terre.

Le lieu est enchanteur. Au milieu des bois, loin de tout (pas la moindre épicerie à l'horizon), les bungalows sont disséminés dans un joli jardin, avec des lieux de repos pour la lecture, pour internet, pour les jeux des enfants, et une piscine de l'autre côté du chemin de terre. La montagne (2200 m) à côté apporte la fraicheur (pour ne pas dire le froid) dès que le soleil est couché. Le petit déjeuner est raffiné et on sent l'influence anglaise.

Les grottes sacrées (comme elles le sont toutes en Thaïlande) sont le lieu à visiter dans la région. Elles se situent à 15-20 mn de marche. J'ai essayé d'y aller hier après-midi mais, malgré les allégations de la patronne sur la « platitude » de la route, j'ai trouvé celle-ci vallonnée. De plus, l'accès à la grotte se fait par un grand escalier. Je pense donc que je n'irai pas marcher dans la grotte. Je resterai donc ici à buller et reprendrai le car demain pour Thaton (au nord).

Le restaurant de la GH d'à côté étant fermé ce soir, je vais casser la tirelire (elle l'est déjà pour la chambre) et diner ici.

jeudi 16 février 2012

C'EST LE PIED A CHIANG MAI

Chiang Mai, jeudi 16 février 2012


Après 2 jours agréables passés à Luang Prabang au Laos, je suis revenue en Thaïlande, à Chiang Mai hier par avion (1 h de vol). Le commandant a annoncé la température de 33° ; heureusement, les nuits et matinées sont fraiches.


J'ai retrouvé les 2 propriétaires de la Blue House, guest-house où j'étais l'année dernière. Ils sont très amicaux et j'ai l'impression de parler à des copains. Hier soir, j'ai voulu aller m'acheter des sandales pour remplacer les miennes sur le point de rendre l'âme. David m'avait indiqué une boutique sur un plan, mais c'était compter sans mon incapacité à lire un plan. Après avoir erré, j'ai fini par trouver la boutique où je n'ai pas trouvé mon bonheur. Je suis donc allée au marché de nuit assez loin du centre. Comme il se doit, j'ai tourné dans une rue, puis une autre, puis une autre... Bref, je ne savais plus où j'étais. Il faut dire qu'en Thaîlande, les noms de rues ne sont presque pas indiqués. De toute façon, comme je ne sais pas me repérer... Tout ça pour dire que j'ai marché 3 heures parfois dans des rues isolées et peu éclairées. Je suis arrivée fourbue à 21 h... sans chaussures mais avec des ampoules. J'ai mangé mon premier pad-thaï (plat de nouilles) délicieux chez la petite dame qui a 3 tables installées dans la rue où je suis allée plusieurs fois l'année dernière.


Ce matin, je me suis réveillée à 8 h 30 et après un petit déjeuner à la Gh, je suis partie à la recherche des fameuses sandales dans une boutique repérée à proximité, mais ce n'était pas encore ouvert.


Je vais rester là 3 ou 4 jours avant de monter au nord, destination non encore déterminée.

lundi 13 février 2012

D'UDOXMAY A LUANG PRABANG

Udoxmay, dimanche 12 février 2012
Nous sommes arrivés hier à midi à Udoxmay, petite ville sans attrait. Comme de nombreux endroits dans le nord du Laos, les commerçants sont chinois et les affichages en chinois. Malgré le peu d'intérêt de la ville, de nombreux hôtels neufs fleurissent, constructions modernes et kitsch à la mode orientale. Notre hôtel est confortable et peu cher (10 €), grande chambre avec 2 lits (un grand et un petit), réfrigérateur, clim (dont nous n'avons pas besoin), télévision (sans TV5), wifi et grande salle de bain. Autre avantage de taille, nous pouvons faire sécher notre lessive sur la terrasse prévue à cet effet. En redescendant en plaine, nous avons abandonné le froid nocturne mais pas de grosses chaleur.
Demain matin sera la séparation avec Denis. Je prendrai le car pour Luang Prabang à 8 h 30 (horaire officiel de départ) pour 6 h de route de montagne. Je crois que je vais avoir du vague à l'âme après 2 mois passés accompagnée. Je vais pouvoir sortir les 2 romans que j'avais mis de côté.

Luang Prabang, lundi 13 février 2012
Grands départs et séparation ce matin. Denis est parti 15 mn avant moi pour la frontière chinoise. Il a retrouvé l'américaine (et son mari) de l'Alaska avec qui j'avais joué au Scrabble à Muang Ngoi. Mon car, prévu à 8 h 30, est miraculeusement parti à 8 h 35. Si je dois trouver un qualificatif pour ce car de 30 personnes, c'est « poubelle ambulante ». Tout y est défoncé et sale, on s'y entasse parmi les colis divers (les gros bagages, y compris une moto, sont quand même hissés sur le toit), on ouvre les strapontins entre les rangées de sièges, les enfants sont pris sur les genoux (même quand il y en a plusieurs). Nous n'étions que 3 occidentaux et comme la population du nord Laos est chinoise, ça crache à qui mieux mieux à travers les vitres. Et encore, comme le dit Denis, cette fois il n'y a pas de coqs embarqués !
Pendant la moitié du trajet (3 h), la route de montagne est mi-piste mi-route défoncée et comme le passager à mes pieds sur un strapontin se sentait mal, il demandait continuellement à ce qu'on ouvre ma vitre. Je n'avais pas mangé autant de poussière depuis la Birmanie l'année dernière. A mi-parcours, on a fait une halte déjeuner dans un restaurant au bord de la route. Rien ne me tentait, j'ai donc acheté des bananes. Avec le régime riz-banane, je redoute la réaction de mes intestins. La 2ème partie du trajet a été plus confortable, nous étions en plaine et la route était normale. Nous sommes arrivés avec 30 mn d'avance, à 14 h 30.


J'avais réservé une GH par internet et les 2 français rencontrés à la gare d'Udomxay ont pris le même tuktuk que moi pour s'installer dans la même GH. Comme il ne restait qu'une chambre avec un grand lit et que j'avais 2 lits, ils m'ont demandé d'échanger les chambres, ce qui ne me dérange pas.


La guest-house est très sympathique. Dans une coquette ruelle perpendiculaire au Mékong, à quelques mètres de la promenade le surplombant (nombreux restaurants en terrasses), dans un quartier résidentiel (vers la gauche en descendant du marché) abritant de jolies maisons, dont de nombreuses sont des guest-houses. La mienne est composée de 2 maisons d'un étage, côte à côte, avec escaliers et coursives en bois. La chambre est bien, avec clim, ventilateur, télévision, grande salle de douche.


En arrivant, je me suis installée sur la première terrasse au bord du Mékong pour déguster une assiette de fruits frais et mueslli. J'ai donné ma lessive (pantalons) à faire à la GH pour 0,80 € le kg, puis j'ai fait ma petite lessive et pris une douche. Il est maintenant 17 h 45 et la température devient agréable. Ce matin, je suis partie du nord avec la veste polaire mais à Luang Prabang, je peux la ranger pour la durée de mon séjour (2 jours).


Je ne sais pas si je retrouverai mes nouveaux copains (la trentaine) ce soir. De toute façon, j'irai sans doute manger des brochettes au marché et me coucherai tôt car la nuit dernière a été courte.

Denis vient de me téléphoner par Skype. Il vient d'arriver en Chine et a eu quelques difficultés à trouver un hôtel.

samedi 11 février 2012

RENCONTRES ET ROBINSONADES

Nong Khiaw, mardi 7 février 2012

Silence radio pendant les 4 jours passés à Nong Khwai où je n'ai fait que buller sur la terrasse au-dessus de la rivière pendant que Denis gambadait dans la montagne. Il faut dire qu'avec le temps et l'insuffisance respiratoire, j'ai quelque peu perdu mes facultés caprines. Nous avons rencontré des gens sympathiques, notamment une jeune femme (moins de 30 ans) qui voyage seule depuis 15 mois  et envisage de continuer encore 5 mois,  jusqu'à épuisement de ses économies. Elle est allée en Inde, Népal, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge, Indonésie, Malaisie. Nous avons également rencontré un québécois accompagné d'un guide rencontré par hasard à Luang Prabang et qui l'a emmené dans sa famille dans la montagne. Ce jeune laotien de 23 ans était moine bouddhiste dans son petit village à 13 ans. A 15 ans, il a demandé à ses parents à quitter le temple pour faire des études. Devant le refus de ses parents, il est parti seul, pieds nus, jusqu'à Luang Prabang où il a commencé ses études. Il a encore 3 ans à faire avant d'avoir un diplôme d'ingénieur en informatique, tout en travaillant dans une guest-house où il se fait exploiter par un négrier étranger (qui lui a gardé son téléphone portable quand il est parti quelques jours avec un client). Belle rencontre. Vu aussi un très sympathique canadien francophone de l'Ontario. Pour moi, ces rencontres sont mon plus grand plaisir dans les voyages.


On a tort de ne jamais lire les règlements des hôtels affichés dans les chambres. Dans notre dernière GH, on pouvait lire à l'article 6 (en anglais) : il est interdit d'amener une prostate (au lieu de prostituée) dans la chambre et d'y tourner des films pornos. Cela me rassure sur mon niveau d'anglais, je n'ai pas à avoir de complexe ici (en tout cas, je respecte le règlement et n'apporte pas ma prostate).


Ce matin, nous avons repris un bateau inconfortable (encore plus que le précédent) pour une heure de navigation jusqu'au village de Muang Ngoi (Muang signifie « village »). L'écrin de montagne avec le ruban de rivière est un vrai cadeau. L'envers du décor a été la recherche d'un hébergement, à 13 h en plein soleil. Nous avons arpenté toute la route (piste) traversant le village à la recherche d'une guest-house. On s'est séparé avec Denis pour chercher chacun de son côté mais les occupants d'un bateau parti quelques minutes avant le nôtre ont raflé toutes les chambres. Partout, on entendait le même refrain : Full ! Denis a fini par trouvé la dernière chambre dans un bungalow en bois et bambou. Ce n'est pas tout à fait sur la rivière mais c'est quand même sympathique. Et c'est à côté du temple où Denis pourra faire sonner le gong à loisir, si on ne l'enferme pas (le gong ou Denis ?). La douche devra être prise avant la nuit pendant qu'il fait encore chaud car ici, il n'y a que 3 h d'électricité par jour (18 à 21 h) et pas d'eau chaude. On va encore robinsoniser. Je posterai donc mon blog plus tard.
Je viens de m'apercevoir qu'on est dans un village « à coqs ». Donc pas d'inquiétude pour le réveil !


Nous pensons rester là environ 2 jours avant de continuer vers le nord. Je devrai être de retour à Luang Prabang le 13 où je resterai 2 jours avant de prendre un avion pour Chiang Mai en Thaïlande où j'ai pris la précaution de réserver une chambre dans la même GH que l'année dernière.

Muang Ngoi, mercredi 8 février 2012
Ce ne sont pas les coqs les plus redoutables la nuit, c'est le froid passant à travers les murs en bambou tressé et les lattes disjointes du plancher. Même avec 2 couvertures et un gilet, j'ai grelotté toute la nuit. De plus, le matelas était dur comme du bois. Je ne suis pas encore prête à concurrencer Robinson Crusoé. Donc ce matin, pendant que l'homme gambadait dans la montagne, la femme s'est mise en quête d'un hébergement hermétique. Il n'y en a pas beaucoup, on ne peut donc être difficile.  La douche est toujours froide (malgré le double du prix de la précédente GH) mais j'espère pouvoir dormir. Bien sûr, comme dans toute l'Asie du sud-est, il ne faut pas espérer une couche moelleuse, mais on verra bien.
Ce matin était jour de marché qui n'est que tous les 10 jours. On y voit des paysannes vendant leur production de 5 salades ou quelques fruits sauvages. Je peux comprendre que certains profitent de la manne touristique pour s'enrichir avec des cabanes faites de bric et de broc.


J'ai fait quelques rencontres en jouant seule. D'abord, ma voisine américaine (de l'Alaska, elle ne doit pas être très dépaysée) parlant parfaitement français qui s'est essayée au Scrabble en français. Puis au restaurant, un français retraité qui voyage plusieurs mois par an en Asie et vient pour la 5ème fois au Laos, notamment dans le nord qu'il adore. Ensuite, un de ses « amis » de voyage s'est joint à nous,et enfin il a accueilli un couple de retraités allemand charmant et francophone. 


Je ne sais toujours pas si nous partons demain car il doit y avoir suffisamment d'inscrits pour louer un bateau et remonter plus au nord. Ce sera la surprise. De toute façon, la région est magnifique, même sans bouger de la terrasse. Et puis, on se désintoxique de l'ordinateur, du téléphone et de l'électricité. Bon, c'est bien mais il ne faudrait pas que cela dure trop longtemps.

Muang Khua, jeudi 9 février 2012
Jusqu'à ce matin, nous ne savions pas si nous pourrions partir car nous étions inscrits sur la liste des candidats au départ pour Muang Khua et le bateau ne part que s'il y a assez de passagers. Nous sommes passés au bureau de vente des tickets et, miracle, nous étions 7 inscrits ; il s'en est même ajouté un 8ème au dernier moment. La remontée de la Nam Ou dure 5 heures avec de nombreux rapides. Il y a eu un incident lors d'un arrêt « technique ». Pour descendre sur la berge (une plage sauvage), nous devions enjamber notre bateau (une grande barque) pour passer par une petite  barque amarrée au bord. Au moment du passage d'un italien corpulent, les deux embarcations se sont écartées et l'homme est tombée dans l'eau. Ce n'est pas très grave car il n'y a pas de profondeur sur la rive mais, outre ses vêtements et son appareil photo mouillés, il a perdu ses lunettes. Les enfants du petit village, attirés par ces touristes stationnant là, sont arrivés. Quand on leur a dit ce qui se passait, il se sont déshabillés en 2 secondes et ont plongé sous l'eau pour essayer de retrouver les lunettes dans de grands cris et battements de bras et de jambes, prenant plaisir au jeu. Le résultat a été un grand soulèvement de vase et pas de lunettes retrouvées. Heureusement, comme on dit, les italiens sont des français de bonne humeur (ou le contraire) et après avoir ouvert son bagage pour se changer, l'homme est remonté sur le bateau sans histoire.


Après 5 heures de navigation, cette fois j'étais dans un des 4 confortables fauteuils d'avion nous sommes arrivés au petit village de Muang Khuaw juché en haut d'une côte cruelle à mes bronches. Heureusement que j'avais mon sherpa. Le choix de guest-houses est très rapide : il n'y en a que 3 ou 4. Ce n'est pas le Ritz mais au moins il y a de l'eau chaude et de l'électricité, mais pas de wifi.


Comme nous étions affamés, nous nous sommes retrouvés à 16 h dans un des rares restaurants pour une collation. Nous n'étions pas les seuls ; nous avons passé 2 heures avec un italien plus italien que nature (des Pouilles) et une jeune française infirmière randonneuse en voyage pour 4 mois. Elle est tombée sous le charme du nord du Laos qui est totalement différent du sud, ne serait-ce que par le climat dû à la montagne et les paysages grandioses. Nous avons également été séduits par une petite fille d'environ 3 ans, à couettes, qui avait chaussé les chaussures de sa mère et nous faisait une danse locale avec de gracieux mouvements de mains. Ensuite, elle nous a fait une démonstration de compte jusqu'à 10 en lao et en anglais.


Denis a repéré une randonnée à faire demain, conseillé par une jeune française randonneuse. Comme le remarquait Franco, l'italien, il y a énormément de français en voyage au Laos.

Muang Khua, vendredi 10 février 2012
Ce matin, comme d'habitude Denis est parti en randonnée après le petit déjeuner. Je suis partie de mon côté de chaque côté du village où se côtoient les maisons modernes en dur et les masures traditionnelles en bambou tressé. Les habitants sont essentiellement chinois et vietnamiens. Une autre curiosité du village est que le bac est presque aussi long que la largeur de la rivière qu'il traverse. Il sera bientôt inutile car un grand pont est en cours de construction un peu plus loin, finan cé par les chinois comme presque toutes les infrastructures laotiennes.


J'ai rencontré mes nouveaux amis : un petit garçon et une très petite fille qui a pris la pose, les mains derrière la nuque, dès que j'ai voulu la photographier.

J'ai également croisé une jeune femme écossaise qui m'a demandé où elle pourrait louer une moto. Je l'ai revu au restaurant à midi où elle m'a proposé un trek de 2 jours où il fallait être au moins deux personnes inscrites. Bien sûr, je lui ai expliqué mon incapacité à ce genre d'exercice. Denis l'a également rencontrée et lui a acheté les yuans qu'elle avait rapporté de Chine.


Je me suis installée à la terrasse du restaurant surplombant la rivière vers 11 h et j'en suis repartie à... 18 h. J'ai d'abord joué à mes jeux (scrabble et rummycub) puis j'ai discuté tout l'après-midi avec un français stéphanois, enseignant retraité, en voyage de longue durée à travers l'Asie. Nous avons refait le monde et Denis nous a rejoints 2 heures avant de repartir en balade. C'est amusant et un peu frustrant ces rencontres de voyage ; on sympathise puis on se sépare avec peu de probabilité de se revoir.


Demain matin, nous partons à 7 h pour prendre un car nous menant à Oudomxay, noeud routier d'où Denis partira vers la frontière chinoise et moi vers Luang Prabang où je passerai 2 jours avant de m'envoler vers Chiang Mai en Thaïlande. Je pourrai enfin poster mon blog (car ici, s'il y a l'électricité, il n'y a pas de wifi).

samedi 4 février 2012

GRANDES FRAYEURS ET GRANDES JOIES

Nong Khiaw, samedi 4 février 2012

Jacklown est partie hier matin de très bonne heure pour rejoindre ses amis installés à Koh Samuy (couple franco-thaï). Mais auparavant, elle a eu (et nous aussi) une très grande frayeur. La veille au soir, en allant diner, elle s'est fait renversée par une moto. Elle traversait la rue devant nous et une moto sans éclairage est arrivée à toute vitesse (ici les motos ne roulent pas lentement) derrière une autre moto avec éclairage. Jacklown a bien vu celle-ci mais n'a pas pu voir la 2ème ; et comme les rues ne sont pas éclairées non plus, elle a été heurtée par la moto, heureusement par le côté (le conducteur a fait un écart au dernier moment pour essayer de l'éviter). Elle est tombée et a roulé sur le côté, devant nous. Nous avons eu très peur mais elle s'est immédiatement relevée avec quelques égratignures. Seul son pouce était douloureux ; il a tout de suite enflé et saignait (mais comme on le sait « le doigt est sanguinolant »). Le jeune conducteur souffrait d'une jambe, particulièrement au niveau du genou mais comme il s'est levé, on suppose qu'il n'y avait pas de fracture. Dans ces cas-là, il n'y a aucune intervention des pouvoirs publics. Seuls les riverains, en l'occurence les restaurateurs bordant la rue (le long de la Nam Khong) sont sortis pour prodiguer des encouragements. Le motocycliste a dû lui-même téléphoner avec son portable à sa famille (je suppose). Une restauratrice lao francophone a bien essayé de faire valoir que Jacklown avait provoqué le sinistre sur la moto et devrait payer la réparation, mais devant nos dénégations et celle même du jeune homme, elle a abandonné ses revendications. 


Nous sommes ensuite allés dans un restaurant proche pour diner et Denis est retourné à la guest house chercher sa trousse à pharmacie pour désinfecter les plaies, mettre des pansements autour du pouce et donner du  Dolipran, non sans un verre de lao-lao (alcool de riz ressemblant au marc). Jacklown était bien sonnée mais sa bonne nature a repris le dessus au bout d'une heure ou deux et nous avons pu rentrer à pied à la guest-house en plaisantant. Je pense qu'elle a pu consulter un médecin à Koh Samuy qui est bien pourvue en structures de soins (hôpital moderne notamment).


Hier matin, j'avais fait sonner mon réveil-téléphone à 5 h pour le départ de Jacklown à 5 h 30 mais elle était tellement stressée qu'elle m'a réveillée à 4 h en pensant que le réveil n'avait pas sonné. Comme je devait me lever peu de temps après son départ, je ne me suis donc pas rendormie.


Je suis partie avec Denis à 7 h 30 pour prendre le bateau de  9 h naviguant sur le Mékong et la Nam (rivière) Ou (et non Nam Khong comme je l'ai dit dans mon message précédent) pour une durée de 8 heures, assis inconfortablement sur des chaises basses en bois et tenus à l'immobilité pour cause de toit bas (on y accède plié en deux). Malgré cet inconfort, le paysage est un enchantement. La Nam Ou (un des multiples affluents du Mékong) serpente entre les montagnes majestueuses, tantôt calme comme un lac, bordée de plages de sable où jouent les enfants nus, tantôt prise d'une frénésie de lessiveuse dans les rapides. Notre bateau a d'ailleurs fait un arrêt pour changer une hélice cassée par un récif immergé. Cela semble être un incident fréquent car il y avait une pièce de rechange et le mécanicien l'a changée très rapidement. 


Les éléments végétaux se mêlent aux minéraux et à l'eau, notamment cet schiste parfois plissé comme une robe de Madame Grès.

Dans l'après-midi, nous avons eu une ou deux ondées légères mais suffisante pour transformer le village de Nong Khiaw en véritable bourbier. Effectivement, en descendant du bateau, nous devons remonter jusqu'au niveau du village par un immense escalier. Heureusement que SuperDenis était là pour porter ma valise (en plus de son gros sac à dos et le plus petit porté sur l'avant) car j'ai eu tellement de mal à monter les mains vides, que j'aurais été incapable de porter ma valise de 14 ou 15 kg en plus. En haut des marches, nous nous sommes retrouvés dans le bourbier provoqué par les  pluies récentes. Je n'ose imaginer ce que ce doit être pendant la mousson. Bien sûr, comme nombre de touristes, j'étais chaussée de petites sandales. Un jeune homme avait résolu le problème en se déchaussant complètement. 


Il était 16 h 30 et le soleil avait disparu derrière les montagnes, ce qui fait que les températures étaient plutôt fraiches. La météo indique 13° la nuit. On est loin des chaleurs accablantes du sud du Laos et du Cambodge. Notre guest-house, des bungalows surplombant la rivière (entourée de hautes montagnes) est équipé de couettes. La clim n'est pas utile ici.


Denis avait bien mérité sa bière à l'arrivée. J'ai retrouvé également le restaurant où j'avais dégusté pour la première fois l'année dernière un merveilleux lab (ou lap) de boeuf, petits morceaux de boeuf cuit, servi froid ou tiède, assaisonné d'herbes, d'ail et de beaucoup de piments. Contrairement à Denis qui a le palais blindé, je l'ai demandé « not too spicy » selon la formule utilisée fréquemment par les français. Je me souviens de l'année dernière où après la 1ère bouchée enchantée, je n'ai pas pu avaler les suivantes pour cause de palais anesthésié.


A ma grande surprise, nous n'avons pas été réveillés par les coqs (c'est bien la première fois depuis 1 mois ½ que je suis en Asie) mais par les voitures et camions circulant sur le pont juste au-dessus de chez nous). Les asiatiques sont matinaux.


Denis est parti ce matin en exploration pour... la journée ou la demi-journée. Je reste à garder la niche car ici tout monte, à commencer par les escaliers pour atteindre la route (nous sommes en contrebas).


Après Nong Khiaw, nous continuerons la montée vers le nord. J'ai prévu de redescendre ensuite vers Luang Prabang pour prendre un avion le 15 février pour la Thaïlande. J'ai essayé de faire une réservation ce matin sur le site Laoairlines mais je n'ai pas reçu mon code d'authentification de Boursorama. Avec les 6 h de décalage horaire, je dois attendre cet après-midi pour leur téléphoner. J'espère que je pourrai finaliser cet achat en ligne car ici on ne peut rien payer par carte, tout se paie en cash et je suis limité sans mes retraits, les DAB ne distribuent d'ailleurs pas plus de 100 €. Heureusement que je peux téléphoner par Skype.

jeudi 2 février 2012

LES ENVIRONS DE LUANG PRABANG

Luang Prabang, jeudi 2 février 2012


Hier matin, après un petit déjeuner roboratif, nous avons traversé la Nam Khan (affluent du Mékong) au confluent du Mékong par un petit pont de bambou. Nous apercevions le village en face de Luang Prabang, surtout les cultures en espaliers au bord de la rivière. Une grimpette (dur-dur) nous a menés au village de Ban Xang khong, spécialisé dans le tissage de la soie sauvage et la fabrication de papier artisanal. Nous nous sommes arrêtés dans un atelier où l'on voit travailler des femmes à plusieurs étapes de la fabrication : filage, bobinage, tissage. 

Des échantillons de végétaux utilisés comme colorants avec un tableau décrivant les couleurs obtenues sont présentés. Jacklown et moi nous sommes laissées tenter par de belles écharpes aux couleurs chatoyantes achetées chez un petit artisan et non au grand atelier avec show-room (3 fois plus cher). Après 3 heures de balade, nous avons retraversé par le même pont pour nous écrouler à l'ombre d'une terrasse pour un jus de fruit bien mérité, Denis et Jacklown préférant la bière.


Le soir, nous sommes retournés au marché de nuit où Jacklown a refait un tour des étals de produits « artisanaux ». Puis, nous avons été au marché d'alimentation acheter des assiettées de divers légumes (1 €) en libre service et j'y ai ajouté un blanc de poulet grillé en brochettes. Délicieux !


Ce matin, même petit déjeuner (on prend vite des habitudes) et exploration du village de l'autre côté du Mékong traversé par la navette-traversier. La montée au village de Ban Xien Maen a été difficile pour moi car la côte est longue et j'ai cru y laisser mes poumons. Traversée du village en long et en large, rien de transcendant mais on voit un peu plus de vie laotienne qu'à Luang Prabang plus aseptisée et occidentalisée. Le clou de la promenade a été la descente à l'embarcadère. J'étais contente à l'idée de descendre la côte qui m'avait tant fait souffrir à l'arrivée mais Denis, qui n'est jamais à court d'idées, a suggéré de descendre par un escalier de bois. Il faut reconnaître que l'option semblait séduisante jusqu'à ce qu'on s'aperçoive (trop tard) que l'escalier s'arrêtait au milieu de la colline ! On a donc continué à pied comme des chèvres. Malheureusement, la photo ne donne pas une juste idée de la hauteur et de l'a-pic. Non seulement, je ne suis plus très sportive mais en petites sandales à semelles lisses, cela relève de l'exploit. Je regrette seulement que la performance n'ait pas été homologuée et que mon mérite ne soit pas reconnu à sa juste valeur.


Demain matin, Jacklown part à 5 h 30 pour prendre l'avion pour Bangkok puis Kho Samuy chez ses amis. Je partirai 2 h plus tard avec Denis en bateau (7 h) pour remonter la Nam Khan jusqu'à Nong Khiaw au nord, où j'étais allée l'année dernière par la route. Ensuite, je ne sais si je continuerai plus au nord avec Denis que je devrais de toute façon laisser pour qu'il continue son périple vers la Chine où il doit passer 4 mois. Ensuite... wait and see (comme dit Denis « humide et mer »).

mardi 31 janvier 2012

LAOS DU SUD AU NORD . VOYAGE ET RETROUVAILLES

Luang Prabang, mardi 31 janvier 2012

Je ne suis pas venue donner de nouvelles depuis longtemps parce que... il n'y avait rien de nouveau. Nous avons passé 4 journées de farniente sur l'ile (fluviale) de Don Khon. Rien d'autre à faire que de regarder le Mékong parsemé d'iles et de bayer aux corneilles, bien que je doute de la présence de corneilles dans cette région. La chaleur ne me permettait qu'une promenade à partir de 16 h 30. J'y ai vu notamment une belle maison construite au milieu d'une ile miniscule, des enfants et des adultes jouer avec des pneus sur le Mékong, visité une « ferme bio », petite exploitation de culture de légumes biologiques créée et tenue par un jeune français, Alex, qui sert ses produits dans son « restaurant » au milieu de nulle part (20-25 mn à pied du Mékong par un petit sentier).

Le compte à rebours tournant pour Jacklown, nous avons dû nous diriger vers le nord. Quelle expédition ! Plus de 30 heures d'autocar. D'abord, traversée du Mékong en barque pour regagner le continent ; puis 4 h d'autobus (vendu comme minivan VIP) pour Paksé ; retrouvailles avec Denis à sa GH au centre de Paksé ; 8 h d'autocar de nuit de Paksé à Ventiane (capitale du Laos). Voyage difficile qui a d'abord commencé par une algarade avec le chauffeur de tuk-tuk qui voulait nous faire payer le double du prix qu'on avait payé pour venir l'après-midi (et qui est le tarif normal). Le légendaire calme asiatique en a pris un coup. Il voulait nous ramener au centre ville et remettait la valise de J dans le véhicule. Nous avons fini par céder (la différence était de 2 €...).

Ensuite, le véhicule qui nous avait été vendu comme VIP s'est transformé en car ordinaire avec couchettes mais les nôtres étaient au fond en « sous-sol » où nous devions ramper pour accéder à des matelas pour 4 personnes (les 2 autres étaient un couple de jeunes anglais avec moult percing et tatouage et nattes rastas). Les « couchettes » n'étant pas assez longues, je ne pouvais allonger complètement mes jambes. De toute façon, impossible de dormir juste au-dessus du moteur, même avec les bouchons dans les oreilles. De plus, Denis qui avait pris son billet lui-même, n'est pas parti de la même gare que nous et n'était pas dans le même car que nous. Nous l'avons retrouvé à Ventiane à 6 h du matin.

Nous avons traversé la ville en tuk-tuk pour aller de la gare routière sud à la gare routière nord où nous avons pris le car de 8 h pour Luang Prabang. Après un voyage de 11 h dont au moins 8 en montagne, nous sommes arrivés à Luang Prabang pour constater que la guest house que Denis avait réservé 2 jours avant et confirmé 1 h avant du car était complète. Le patron n'a pas semblé particulièrement ému et nous a laissé repartir avec notre barda dans la nuit (il était 20 h). Nous avons croisé des jeunes qui avaient la même mésaventure avec une GH voisine. Tout était complet. Heureusement, un patron de GH nous a dit qu'il en possédait une autre à 5 mn. Nous nous y sommes installés et allons certainement y rester. Il y a des points positifs et négatifs. En tout cas, la douche a été la bienvenue.

J'étais tellement fatiguée que je ne suis pas arrivée à dormir comme je l'avais espéré. De plus, la situation citadine de Luang Prabang n'empêche pas la présence des coqs toujours en forme même en pleine nuit. Ce matin, après un petit déjeuner dans le quartier avec Jacklown, nous sommes partis tous les trois en balade et repérage à travers les ruelles. Nous avons revu de fines galettes de riz sécher au soleil. Nous venons de rentrer à 15 h 30 après un arrêt dans... une crèperie.

J'apprends qu'il gèle à Paris. Même ici, on constate le refroidissement car nous atteignons 22° la nuit et devons remettre les couvertures.
Oups, pardon !

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