betty's blog

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lundi 13 novembre 2017

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samedi 12 mars 2011

KHO LANTA

Kho Lanta, samedi 12 mars 2011

Je suis partie de Bangkok hier par le vol Airasia de 14 h 15 (en retard de 30 mn). En arrivant à l'aéroport de Krabi (sur le continent), 2 options se présentaient pour aller à Kho Lanta : un taxi qui met relativement peu de temps mais coûte l'équivalent de 75 €, ce qui est excessivement cher pour la Thaïlande, ou le bus public qui est plus long mais ne coût que 11 €. Comme j'ai le temps, j'ai choisi la deuxième solution... et suis arrivée presque 4 h plus tard. Le ciel était aussi couvert qu'à Bangkok et la chaleur aussi torride.

D'abord, le shuttle part de l'aéroport et dépose les passagers à des stations-agences en fonction de leur destination. Puis, j'ai attendu 30 mn l'arrivée d'un mini-bus confortable. Il a d'abord fait le tour de Krabi pour charger des passagers et est passé devant l'aéroport au bout d'une heure. Ensuite, nous avons pris la route, un premier bac, la route à nouveau, puis un deuxième bac et enfin la route pour être déposés devant les hôtels demandés. Le mien était le dernier et la nuit était tombée depuis un moment, bien qu'elle n'arrive qu'à 19 h (au lieu de 18 h 30 à Bangkok).

A mon arrivée, j'ai été accueillie par Baman, jeune patron de la GH parlant un excellent français. J'avais eu au téléphone son amie Caroline (parlant anglais). Ils ne sont jamais de permanence à la GH car ils travaillent dans la journée. Lui est moniteur de plongée et elle est vendeuse.

Ma première impression de la chambre est excellente. Il y a quelques bungalows en bois sur pilotis disséminés dans un jardin tropical. Le mien s'appelle « Papaya » (ils ont des noms de fruits, l'hôtel s'appelant « Fruit tree lodge »). On accède à la chambre par un escalier de bois prolongé d'un grand balcon-terrasse. On entre par une porte coulissante vitrée qu'on ferme avec un cadenas quand on sort.

La chambre est spacieuse, avec un parquet de bois verni, les murs peints en blanc cassé légèrement jaune, le plafond suivant la forme du toit est recouvert d'un tissage de bambou. Un très grand lit surmonté d'une moustiquaire, adossé à une fenêtre, entouré de 2 tables de nuit. Je précise que le lit est constitué d'un épais matelas posé sur un socle en bois dépassant largement de chaque côté. Ce socle est redoutable : je me suis cognée sur l'angle cette nuit en me recouchant. Je vais en garder le souvenir pendant longtemps.

Suite de la description : une table et 2 fauteuils, un réfrigérateur contenant une bouteille d'eau. De jolis doubles rideaux bordeaux en faille garnissent toutes les baies vitrées. Un ventilateur sur pied (donc déplaçable et orientable) assure le rafraichissement. Au fond, il y a une tringle en bois et de nombreux cintres et 2 longues étagères pour poser la valise et divers objets. La salle d'eau est neuve, carrelée sol et murs, sanitaires récents en bon état (cela peut sembler bizarre de le préciser mais c'est rarement le cas en Asie dans les hôtels de petites et moyennes catégories). C'est vraiment la première fois que je trouve une telle qualité pour ce prix (20 €) depuis que je suis en Asie. Le lit et le ménage sont même faits. Le seul « inconvénient » est qu'il n'y a pas de restaurant donc pas de petit-déjeuner. Il faut donc sortir sur la route où il n'y a que des restaurants, hôtels de toutes catégories, magasins en tous genres.

La plage se trouve à 100 m mais je ne la verrai probablement pas aujourd'hui. Effectivement, j'ai été réveillée à 8 h par la pluie. Sûrement bienfaitrice mais qui aurait quand même pu arriver 24 h plus tôt !

Denis m'a envoyé un mel hier, il est bien arrivé à Hanoï qui lui a fait une excellente première impression.

dimanche 6 mars 2011

CHAO PRAYA ET OPTIQUE

Bangkok, lundi 7 mars 2011

Un clic sur la page météo de Bangkok sur internet me révèle qu'il fait 27° au plus frais de la nuit et 37° dans la journée (à l'ombre bien sûr) ; et dans une semaine ce sera 41°. Je sais que j'ai quitté la France pour fuir le froid, mais là... J'attends donc le départ de Denis pour m'évader au bord de la mer sur une des iles du sud de la Thaïlande.

Ce matin, nous avons pris le bateau-bus (et non le bateau touristique) sur le fleuve de Bangkok, le Chao Praya d'un bout à l'autre de la ligne, soit environ une heure dans chaque sens. Nous avons traversé le marché aux fleurs d'un côté d'un canal et le marché alimentaire de l'autre côté. On y voit de nombreux poissons, crustacés et coquillages dans de grandes bassines d'eau, des poissons séchés au soleil, toutes sortes de fruits, légumes et piments et... aucun touriste. Au départ, nous sommes allés à pieds de chez nous à l'embarcadère, soit environ 40 mn de marche.

Le long du canal montre le contraste des maisons anciennes traditionnelles en bois jouxtant les bâtiments modernes. De même sur le fleuve où les sampans naviguent au milieu des grosses embarcations de voyageurs et de marchandises et les immeubles gigantesques en bordure.

Au retour, nous avons retrouvé Yum et Christophe, le jeune couple d'amis expatriés à Bangkok depuis plusieurs années. Ils nous ont emmenés dans un excellent restaurant lao-thaï très chic et dont certains plats sont très épicés. De retour à la GH, je me suis enfermée dans ma chambre avec la climatisation devenue pour moi indispensable (je régule plutôt mal les températures, ma fourchette variant entre 18 et 28°).

Le diner a été vite expédié dans la rue en face de la gare avec un bon padthaï (à base de nouilles et oeuf).

Lundi matin, je suis allée dans le quartier commerçant de Silom pour m'acheter une 2ème paires de lunettes. D'abord, je suis entrée chez un opticien dans le centre commercial. Quand je lui ai dit que je souhaitais des verres ordinaires avec une monture idem, l'opticien s'est détourné pour s'occuper d'une cliente qui arrivait. Je suis donc ressortie sans provoquer la moindre réaction de sa part. Comme quoi, tous les thaïs ne sont pas d'excellents commerçants. Ensuite, je suis entrée dans une boutique de franchisé, Sharoen Optique (l'équivalent d'Optique 2000 ou Afflelou chez nous) dans la rue. Là je suis tombée sur une vendeuse et un vendeur (que je suppose être le patron) efficaces. Après m'avoir donné le prix, ils m'ont donné un 2ème prix incluant une remise. J'en ai profité pour acheter des lunettes de soleil. Là, j'étais devenue une bonne cliente et j'ai eu droit, en cadeau, à une montre pour moi et pour Denis ainsi qu'un verre de jus d'orange décoré d'un orchidée. Denis a demandé un étui pour ses lunettes et ils n'ont pas voulu qu'il paie. Du coup, il s'est acheté également une paire de lunettes de vue après s'être fait vérifié sa vue. Le premier opticien ne sait pas ce qu'il a raté...

Denis est allé ce matin demander son visa pour le Vietnam car il a décidé de passer en Chine à partir d'Hanoï. Il en profitera donc pour visiter le nord du Vietnam. Comme son départ est fixé à vendredi 11 mars, j'ai décidé de partir le même jour pour Kho Lanta. J'ai demandé des renseignements par mel à la GH de Mireille. Donc en principe, à la fin de la semaine je serai les pieds dans l'eau.

A suivre...

samedi 5 mars 2011

BANGKOK ET CEUX QUE J'AIME

Bangkok, samedi 5 mars 2011

Le voyage en bus jusqu'à Phnom Penh et en avion à Bangkok mardi s'est bien passé. En arrivant à ma GH de Bangkok, j'avais l'impression de rentrer « à la maison ». Il était 20 h et après un diner express dans une gargote du quartier, je suis allée me coucher. Mais entre la chaleur torride de la ville et le froid polaire de la climatisation, le sommeil a été (et est toujours) peu réparateur. La récompense a été de voir une grosse valise sur le palier en sortant de ma chambre mercredi matin et de retrouver Karen en bas pour le petit-déjeuner. Bien sûr, nous avions beaucoup de choses à nous raconter et 2 jours passés ensemble n'ont pas suffi.

Mercredi, nous sommes allées dans le quartier chinois et avons erré dans les ruelles parmi les échoppes de toutes sortes (vêtements, chaussures, colifichets, nourriture...). Mais la chaleur était suffocante, le ciel plombé et je me liquéfiais littéralement, mes cheveux étaient trempés de sueur. Nous nous sommes donc arrêtées pour déjeuner dans un restaurant climatisé où j'ai dû mettre mon paréo sur mes épaules et autour de mon cou (ils ne savent pas mettre la climatisation douce, c'est toujours la chambre froide). Mais les plats étaient divins. Nous avons pris un crabe (entier) coupé en morceaux (avec la carapace) dans une sauce au curry. C'était pour une personne mais on aurait pu s'y nourrir convenablement à plusieurs. Nous avons également dégusté des huitres cuites avec de l'oeuf. Bon également mais j'ai nettement préféré le crabe. Ensuite, nous sommes rentrées à la GH pour nous mettre un peu au frais. Karen a fait une sieste pendant que je jouais au scrabble. J'en ai profité pour essayer de me connecter au wifi de la GH, mais il refuse catégoriquement de fonctionner. Je crois que Denis avait eu le même problème il y a un mois. J'espère qu'il pourra résoudre le problème à son retour samedi.

A 16 h, Karen a souhaité retourner se promener dans le quartier chinois. Comme je supportais difficilement la chaleur, elle y est allée seule. A 18 h, un énorme orage (comme il y en a dans les zones tropicales) s'est abattu sur la ville. J'étais contente d'être à l'abri mais j'ai pensé que Karen allait arriver trempée. C'était mal la connaître : elle en a profité pour entrer dans un salon de massage (où Jacklown avait ses habitudes) pour se faire masser les pieds et les jambes pendant une heure. A son arrivée à la GH, j'ai sorti mon parapluie de la valise et nous sommes parties en métro dans le quartier de Silom où j'ai retrouvé le restaurant thaï où nous avions diné en janvier avec Yum, Christophe, Jacklown et Denis. Le jus de mangue frais et les plats étaient succulents. Malgré un relatif rafraichissement de la température, la douche du soir n'a pas été un luxe. Et la nuit dans le lit king size partagé avec Karen était toujours aussi pénible à cause de la chaleur, d'autant que je crains d'attraper une énième bronchite avec la climatisation.

Jeudi matin, nous avons décidé d'arpenter les grandes galeries marchandes de Silom, quartier des gratte-ciels. Karen a craqué pour une magnifique jupe « qui tourne » gris anthracite. Il est bien possible que je revienne acheter la même... puis nous avons erré dans une immense espace dédié aux restaurants de toutes les nationalités (genre le Caroussel du Louvre mais beaucoup plus grand). Comme j'avais mangé une glace, je n'avais pas faim mais Karen a choisi un plat indien très épicé. Nous nous sommes également promené dans les ruelles environnantes avec des échoppes de vêtements, sacs, chaussures bon marché. Karen s'est entichée d'un sac immense que je trouve laid mais qu'elle a décrété sublime. Comme quoi, tous les goûts sont dans la nature, même les mauvais !

Après 5 ou 6 h de shopping (pardon Louise), nous avons fait une halte dans le parc Lumpini , grand espace vert au centre de Bangkok.

Puis, nous avons déposé les achats de Karen dans notre chambre pour retourner vers le quartier chinois, en nous arrêtant au salon de massage pour une heure de «prise de pieds». Il faut dire que le massage thaïlandais traditionnel est plutôt ferme, par moment même douloureux. Cela a confirmé ce que je pensais des massages : ce n'est pas mon genre de beauté ! Nous avons continué notre expédition jusqu'au quartier chinois où la nuit était tombée, nous laissant admirer les rues illuminées d'enseignes chinoises multicolores. Nous sommes retournées dans le même restaurant que la veille, toujours aussi extraordinaire. Karen avait pris une salade de calamars et fruits de mer pimentée à cracher du feu (je suis passée par toutes les couleurs en en goûtant une bouchée) et je me suis régalée avec de grosses crevettes à l'ail (en fait elles étaient recouvertes d'une multitudes de très petites gousses d'ail en forme de boules). Je n'avais jamais goûté ces plats à Paris. Il va falloir que je reparte en exploration dans le 13ème (prépare-toi Marie-Jeanne).

Puis, retour à la GH pour le départ de Karen puisque son avion décolle à 0 h 30.

Samedi matin, au jeu des chaises musicales, c'est Denis le gagnant. Il est arrivée d'Inde de grand matin et je l'ai retrouvé au petit-déjeuner. Plein de bonnes intentions, il m'a accompagné à Chatutchak, sorte d'immense marché aux puces (mais vendant du neuf) se tenant de l'autre côté de la ville le samedi et dimanche. J'ai été très déçue car je pensais m'acheter des vêtements d'été, genre maillots de bains, tee-shirts, robes/jupes légères, etc. En fait, je me suis retrouvée à « Pétasseland ».

Ensuite, nous avons repris le métro pour aller dans le toujours immense hypermarché de l'informatique (imaginez les Galeries Lafayette sur 7 niveaux uniquement dédiés à l'informatique-photos-téléphones portables). Nous recherchions des « laptop skins », habillages autocollants pour les ordinateurs portables. Après moultes recherches, nous avons trouvé notre bonheur.

Puis, Denis toujours dans d'aussi bonnes dispositions, m'a accompagnée dans un autre centre commercial. J'ai reconnu celui  (le HBK) où j'avais acheté mon bermuda en janvier. Après une soupe de nouilles-poulet hâtivement avalée dans un snak du centre commercial, je n'ai acheté qu'une montre en plastique bleue. Rien d'autre ne m'intéressait. A 15 h, nous avons pris un taxi pour rentrer à la GH se mettre au frais. Denis a fait une sieste pour récupérer de sa courte nuit dans l'avion. Bien que fatiguée, la chaleur m'a empêchée de m'endormir.

L'accès à internet de la GH ne fonctionnait toujours pas. Mais SuperDenis a fini par trouvé le coupable, après 1 h 30 de recherche : c'était simplement le boitier de la GH qui était éteint. Quand je pense que la patron me soutenait que cela ne pouvait pas venir de chez lui et incriminait mon ordinateur ! L'orgueil des thaîs et leur refus « de perdre la face » est parfois difficile à comprendre. Je peux enfin poster mon blog.

Ce soir, je suis retournée avec Denis au restaurant chinois où j'avais fait des expériences gustatives fabuleuses les jours précédents. Mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Le canard rôti n'était pas mauvais mais pas transcendant. J'attends toujours le riz que j'avais commandé. Denis avait pris un improbable poisson nageant dans un bouillon avec des légumes, le tout servi dans un grand récipient en couronne posé sur un réchaud. Cela me rappelait le rata de la cantine des bonnes soeurs le vendredi dans ma prime jeunesse. Je n'aurai qu'un mot : beurk ! De plus, le jus d'orange était industriel. Demain, je retourne à la cuisine thaîe.

Demain matin (je crois que je ne vais plus bouger l'après-midi), j'ai proposé à Denis qu'on prenne le bateau sur le Chao Praya. C'est une autre façon de voir la ville, comme Paris sur la Seine. Il l'a fait plusieurs fois mais comme c'est dimanche, il ne pourra aller dans les ambassades demander ses visas pour l'Ouzbeskistan, l'Iran, etc.

mercredi 9 février 2011

DEROBINSONISATION : DU BAMBOU AU TECK

Pai, mardi 8 février 2011

La « so lovely place » d'hier s'est révélée un enfer. Le point le plus marquant est le froid de connard (oui avec un O car il faut l'être pour venir ici) qui s'installe dès que le soleil a disparu, augmentant avec le temps qui passe. J'ai donc greloté toute la nuit (même avec un pull). Mais ce n'est pas tout. Je ne suis pas prête pour ce manque de confort. Le matelas posé à même le sol était dur comme du bois et le froid venant du sous-bassement (pilotis) le transformait en glacière. La cuvette des wc était noire de fourmis que j'ai noyées sans vergogne, le lavabo sale avait le syphon bouché mais une fuite à côté qui faisait couler l'eau directement sur mes pieds. Quant à la douche, je n'ai pas osé l'utiliser, ne serait-ce qu'à cause du froid (je n'ose parler du reste). Hier soir, jusque tard (?), une musique de djeuns fonctionnait à fond, sans savoir pour qui d'ailleurs car il n'y avait pratiquement personne au bar, à moins que la foule ait accouru après mon passage.

Donc, ce matin j'étais décidée à changer de GH même si je ne pouvais obtenir le remboursement de ma journée payée d'avance (ce que j'ai obtenu sans problème). Je suis donc partie explorer la ville (plutôt le village) à la recherche de l'hébergement idéal, après mon 1er croissant depuis mon arrivée en Asie. En visitant l'intérieur d'une résidence GH, j'ai rencontré une canadienne anglophone qui résidait là depuis plusieurs semaines et s'en trouvait très satisfaite. J'ai donc demandé s'il y avait un bungalow libre mais malheureusement c'était complet. J'ai donc continué mon exploration et j'ai trouvé un autre bungalow en teck de l'autre coté de la rivière (le Riverside) avec un vrai lit et une salle d'eau à peu près convenable (du même tonneau que celles fréquentées jusqu'alors).

je suis donc allée chercher ma valise et me suis immédiatement précipitée sous la douche (la dernière remonte à avant hier soir). Là, déception : impossible d'avoir de l'eau chaude, même en tournant frénétiquement le bouton du chauffe-eau. A la guerre comme à la guerre (mais je commençais à rêver d'un peu de paix ou au moins d'une trêve), j'ai donc pris une douche froide : cela requinque son homme ! Puis, j'ai fait un peu de lessive (sous-vêtements et 2 tee-shirts) en les installant n'importe comment sur la terrasse puisqu'il n'est rien prévu pour faire sécher le linge, les clients restant peu de temps sur place. Quand j'ai signalé le problème d'eau chaude à la patronne de la GH, elle m'a montré qu'il y avait un interrupteur à côté du chauffe-eau, sur une poutre en retour, qu'il suffisait d'allumer ! CQFD...

Denis et Mireille m'avaient conseillé d'aller à Mae Hon Song pour ma prochaine étape, mais au dernier moment, en passant devant une agence, je me suis décidée pour prendre un billet de bateau pour Luang-Praban au Laos. Je partirai donc demain soir à 20 h. Après 6 ou 7 h de car, j'embarquerai sur un bateau sur le Mékong. Le voyage prévoit 2 jours et une nuit à bord. J'arriverai donc.... je ne sais pas quand. La conséquence est que je ne sais pas quand je pourrai me connecter à internet. Ensuite, il va falloir que je potasse le guide du Laos (Lonely Planet).

Aujourd'hui, après une balade dans le village (entre midi et 13 h, de la folie), je me suis installée sous le grand abri de bambou de la GH au bord de la rivière. J'y étais seule, un vrai moment de quiétude. Quitte à décevoir les peintres, je n'ai pas eu le courage de prendre les pinceaux (seulement me les mettre en éventail !). J'y ai aussi rencontré un jeune couple d'israéliens qui revenait de 3 semaines au Laos. Enchantés bien sûr. Ensuite, je suis allée m'allonger sur mon lit, la fatigue de la nuit se faisant sentir. J'ai pu y constater la « fermeté » du matelas. Une autre nuit difficile en perspective. Mais au moins, les cloisons sont étanches avec des fenêtres vitrées (même avec de jolis rideaux) et de l'eau chaude.

Hier soir, j'ai eu Mireille au téléphone. Elle semblait ravie de sa visite des klongs avec Thuan. Elle part aujourd'hui ou demain pour Kho Lanta où il fait beau. Nous nous reverrons à Paris début avril.

Je reviens m'installer en fin d'après-midi à la GH d'hier pour avoir le wifi (car ma GH de rêve ne l'a pas) et je m'aperçois que j'ai oublié ma batterie d'appareil photo en recharge dans ma chambre. L'envoi de ce post se fera donc demain (j'en vois d'aucun me traiter de « petite tête »).

lundi 7 février 2011

Mrs ROBINSON

Pai, lundi 7 février 2011 

Hier soir, je n'avais pas mis mes bouchons dans les oreilles pour pouvoir entendre mon réveil. Mal m'en a pris car j'ai l'impression que toutes les motos et les chiens s'étaient donnés rendez-vous toute la nuit dans ma ruelle. Endormissement difficile, réveil à 2 h 30 et impossibilité de me rendormir entre le bruit et l'armada de moustiques faisant du rase-motte (enfin plutôt la tête) sur moi. Je me suis donc levée bien avant l'intervention du réveil, le temps de vérifier que je ne pouvais toujours pas me connecter à mon blog.

A 8 h 15 (au lieu de 7 h 30 – 8 h mais on est en Asie...), un véhicule ressemblant à une bétaillère est passé me chercher à la GH. Etonnée de ne pas voir le mini-bus confortable annoncé, le chauffeur m'a rassurée en me disant que ce véhicule allait jusqu'au bus en ramassant les clients dans les hôtels de la ville. Seulement, il ne fait pas chaud à 8 h du matin à CM et le véhicule est ouvert à tous vents. J'ai dû faire une acrobatie pour récupérer mon paréo-châle dans ma valise pour le mettre élégamment sur ma tête et autour de mon cou (je ressemblais à une babouchka). Après 30 mn de traversée de la ville, nous sommes arrivés au mini-bus. Pas de mauvaise surprise, outre qu'il s'est arrêté immédiatement après le départ pour faire le plein d'essence, comme s'il ne savait pas qu'il pouvait le faire plus tôt. Mais je suis victime de mon cartésianisme français qui n'est pas de mise ici.

La route magnifiquement bien entretenue (à faire rougir la DDE française) traverse la montagne et est donc très-très sinueuse. Mon oreille interne était tout ébouriffée, limite rébellion. J'ai quand même pu résister à mon petit sachet plastique.

Arrivée à 11 h 30 à Pai, je suis partie à la recherche d'une guest-house en me dirigeant vers la rivière. Au bout de la route principale, j'ai trouvé ladite rivière et l'ai traversée par un petit pont de bambou. Je me suis arrêtée à la 1ère GH trouvée. Le lieu est magnifique : de petites huttes de bambous, sur pilotis, avec terrasse, sous les arbres et face à la rivière bordée de fleurs. Ce qui est moins superbe, c'est le confort très spartiate de l'habitat : un matelas posé sur le sol (natte de bambou) avec une moustiquaire. La salle d'eau individuelle est des plus rudimentaires : en contrebas de la chambre, des toilettes (sièges quand même) sans chasse d'eau mais avec une grande casserole pour verser l'eau dedans (à la mode thaïe), un lavabo avec une robinetterie datant de Mathusalem et la douche (avec petit chauffe-eau) à même le sol (comme dans toutes les GH que j'ai fréquentées). Je me fais l'impression d'être Mrs Robinson Crusoé. Mais point trop n'en faut, je n'ai réservé que 2 jours, le temps peut-être de me mettre à l'aquarelle (je vois Claude et Nicole sauter de joie). En tout cas, une chose est sûre est que le coup de bambou ne sera pas du côté du prix : 7,50 € la journée !

Ici, je dois être la plus âgée et je m'en aperçois pour monter dans la hutte par les escaliers rudimentaires en bambou et en descendre ; également pour m'asseoir aux tables du restaurant-bar (où je suis en ce moment) où cela se fait par terre, assise en tailleur (pour moi c'est plutôt en vieille couturière !). Et je ne raconte pas la remontée du corps...

J'ai commencé à faire des photos du lieu mais mon appareil a rechigné en m'annonçant « plus de batterie ». Comme ma magnifique suite n'est pas équipée de prises de courant, j'ai demandé à recharger au bar.

Je suis allée faire un tour dans la rue principale, mais à 14 h, dur-dur. J'en ai profité pour me consoler avec une grosse glace. Tant pis pour les éventuelles suites, on verra bien.

Bonne surprise aussi : mon blog refonctionne. Denis a eu une illumination pendant mon voyage en car. Il m'a envoyé un sms pour me conseiller d'essayer à la nouvelle GH. Bingo ! C'était cela : le wifi de la GH de Chiang Mai faisait des siennes. D'autant plus étonnant qu'il a très bien marché les jours précédents. Je ne comprendrai jamais les mystères de la technique. Denis peut être rassuré, je ne le réquisitionnerai pas en l'empêchant de partir en Inde. Mais, comme il me l'a écrit, « Bouddha est grand et Denis est son prophète ».

COURS DE CUISINE THAIE

Chiang Mai, dimanche 6 février 2011

La journée a bien commencé. Pendant que je prenais mon petit-déjeuner dans le jardin, j'ai reçu un coup de téléphone de Denis qui m'a annoncé me passer une belle créature. C'était Mireille qu'il a rencontré à la guest house de Bangkok. On s'est croisé hier où elle était en transit à CM. Elle ne m'a pas appelée, pensant que j'étais partie en voiture. Dommage car j'étais bien là, l'excursion en voiture était la veille. Tant pis, on se verra en avril. On n'en aura que plus de choses à se raconter.

Ensuite, je suis allée à l'école de cuisine. Les cours étaient dispensés uniquement en anglais pour une clientèle d'anglophones (un couple et 2 ados de taïwan, une vieille dame et un couple anglais). Ce que je n'ai pas compris oralement, je l'ai compris en regardant. C'était sympa mais comme on mange tout ce qu'on fait, on passe la journée à manger ! Je ferai l'économie d'un diner ce soir.

Parmi les choix qui m'étaient proposés, j'ai préparé : des pâtés impériaux, un curry de porc au lait de coco, une soupe au lait de coco, gingembre et citronnelle, des nouilles sautées au poulet, le tout généreusement agrémenté de toutes sorte de piments, et en dessert, du riz gluant au lait de coco (hyper sucré) et mangues (en boite car ce n'est pas la saison).

Est-il utile de prévenir mes amis/es qu'ils serviront de cobayes à mon retour.

Auparavant, nous sommes allés au marché où l'animatrice thaïe nous a présenté les différents ingrédients avec leur utilisation. Il va falloir que je recherche la traduction dans un dictionnaire bilingue. Outre différentes herbes et légumes, il y a un nombre incalculable de sortes de riz ainsi que de pâtes (cf. photos).

A mon retour dans ma nouvelle chambre (même GH mais moins chère), je me suis précipitée sur mon ordinateur pour prendre connaissance de mon courrier et surtout constater que mon serveur de blog ne fonctionne toujours pas, malgré que Denis m'ait annoncé que le sien fonctionnait à nouveau. Je vois là une injustice profonde que j'ai du mal à tolérer ! Vous n'en aurez que plus de lecture quand il reprendra.

Hier soir, j'avais du vague à l'âme (eh oui, j'en ai une !) après le départ de Denis. Je suis allée diner tôt à la petite gargote où j'étais allée il y a 2 jours. Puis, je me suis surprise à regarder Patrick Sébastien à la télé. C'est grave Docteur ?

Demain matin, je vais devoir faire sonner mon téléphone-réveil pour le départ à 7 h 30 pour le nord. Et voici notre amie partie pour de nouvelles aventures....

NOUVEL AN CHINOIS

Chiang Mai, samedi 5 février 2011

Hier matin, nous sommes allés visiter le musée des arts et traditions thaïs. Certainement intéressant mais les textes en français sont difficilement audibles et les sous-titres anglais des videos illisibles (flous). L'après-midi, j'ai fait une sieste car je ne me sentais pas en grande forme (fièvre).

Le soir, nous sommes allés dans le quartier chinois pour les festivités du nouvel an chinois. C'était un vrai bain de foule, de nombreux stands de nourriture de toutes sortes, du bruit. Nous avons pris des calamars grillés et je me suis fait avoir par le petit récipient de sauce servi à côté : y a pas à dire, ça réchauffe ! Heureusement qu'on avait le riz et les légumes pour éteindre ce feu. Denis m'épate car il mange tout cela sans broncher, comme si il en avait eu dans son biberon. Pour parfaire l'extinction, je suis allée me chercher une pâtisserie (une timbale avec biscuit surmonté de crème et fraise). Nous avions trouvé un coin de table au milieu de la rue où nous avons pu discuter avec un jeune couple suisse. Ils voyagent plusieurs mois à travers l'Asie. Ils ont démissionné de leur emploi, mais comme ils sont infirmiers, ils n'auront pas de difficultés à retrouver du travail à leur retour.

Nous avons croisé une première scène sur laquelle se produisaient des petites filles superbement vêtues de robes chinoises et maquillées comme des voitures volées. Elles étaient charmantes. Ensuite, sur une plus grande scène, évoluaient toutes sortes de numéros de danses, acrobaties, dragon, etc. C'était très coloré et très bruyant. Le tout au milieu d'une foule compacte.

Nous ne savons pas quand aura lieu la grande parade. Personne ne le sait, pas même l'office du tourisme ! C'est l'Asie...

Denis reprend le train cet après-midi pour Bangkok où il restera quelques jours pour s'envoler vers l'Inde. Pour moi, ce sera le grand saut (après le grand sot bien sûr).

Dans un premier temps, ce sera un stage de cuisine thaïe demain, dimanche, où je me suis inscrite hier. Puis départ de Chiang Mai lundi matin à 7 h 30 par mini-van pour Pai dans le nord. Le voyage devrait être encore un grand moment car c'est la montagne. J'emporterai un petit sac plastique au cas où...

Contrariété : mon opérateur de blog ne fonctionne plus (idem pour Denis qui a le même). J'ai écrit et la réponse ne me satisfait pas du tout. Je ne sais pas quand je pourrai publier ma prose.

ENVIRONS DE CHIANG MAI

chiang Mai, jeudi 3 février 2011

Hier après-midi, nous avons fait une ballade à pied dans le centre de la vieille ville. Nous avons visité un très grand temple du 15ème siècle, le Wat Chedi Luang.

Ce matin, nous avons loué une voiture pour visiter les environs de Chiang Mai. Nous nous sommes dirigés vers le sud où nous nous sommes arrêtés à Lamphun à 25 km. Nous avons d'abord traversé un beau marché couvert regorgeant de toutes sortes d'aliments que je ne connais toujours pas. Ensuite, nous avons visité le plus beau temple de la région (d'après le guide du routard), le Wat Phrathat Hariphunchai, décoré d'immenses peintures représentant la vie de Bouddha. Sa particularité est qu'il abrite, dans un pavillon de pierre, un des plus grand gong du monde. Denis n'a pas pu s'empêché de faire le gong ! Et cheveu de Bouddha (je suppute qu'il y en a plusieurs de Denis).

En début d'après-midi, nous avons repris la voiture en direction d'un magnifique parc national, le Mu Ko Chang, dans la montagne. La frustration ne s'est pas fait attendre car c'est un lieu calme, parmi les arbres immenses mais qui a l'inconvénient pour moi d'être composé de chemins montants (ce qui, j'ai cru remarquer, est une spécificité de la montagne). Je me suis donc contentée de contempler les chemins d'en bas de la côte. Denis a dû aussi être frustré car il a eu la gentillesse de rester avec moi mais avec l'intention de revenir pour plusieurs jours (il y a des bungalows en location et un terrain de camping).

Le chemin du retour nous a menés à Lampang où se trouve un des plus beau temple de Thaïlande datant du 15ème siècle (cf guide du routard), le Wat Phra That Lampang Luang. Il est vrai que le viharn (chapelle principale) est tout en teck sculpté. Il y avait 2 dessinateurs qui croquaient des détails des sculptures.

Nous sommes arrivés à Chiang Mai à 18 h dans les embouteillages de sorties de travail des habitants de Chiang Mai. A l'arrivée à l'agence, Denis a eu une discussion houleuse avec la patronne et les employés de l'agence de location de voiture. Elles ont constaté une éraflure à l'arrière de la voiture qui n'était pas signalée sur l'état signé ce matin. Denis était sûr de ne pas avoir eu d'accrochage. Le ton montant, on a téléphoné à la police touristique, ce qui a permis de négocier le dédommagement à la moitié, soit 500 baths au lieu de 1000 (12,50 € au lieu de 25). Ainsi personne n'a perdu la face, ce qui est l'essentiel pour les thaïs. C'est quand même une bonne affaire pour l'agence de location qui n'effectue jamais les réparations.

En arrivant à la guest house, nous avons changé de chambre, comme prévu, pour cause d'overbooking dû au nouvel an chinois. Je rechangerai dimanche pour en reprendre une moins onéreuse, d'autant plus que je ne partage plus ma chambre (enfin, « not yet » :)

Nous sommes allés diner dans un restaurant-cantine indiqué sur le guide du routard. Cela ne vaut pas le déplacement. Nous avions mieux diner la veille chez dans une gargote tenue par une dame charmante, sur les 3 tables installées dehors.

mercredi 2 février 2011

ERRANCE DANS CHIANG MAI

Mercredi 2 février 2011

Arrivée lundi 31 janvier en début d'après-midi à Chiang Mai. A l'aéroport, je prends un taxi qui me dépose sur une grande avenue devant une petite rue. Il me dit qu'il ne peut circuler dans cette rue et que je dois donc finir à pieds. Je traine donc ma valise (vive les roulettes) et j'arrive à la guest house (Cmbluehouse) dans la vieille ville où j'avais réservé une chambre. Le bar est dans un jardin, ma chambre devant. Inconvénient : on entend les conversations des clients couche-tard mais je suis tellement fatiguée que je tombe dans les bras de Morphée dès que j'ai posé la tête sous l'oreiller. Auparavant, j'ai fait un petit tour dans le quartier. Il y a un petit marché au bout de ma rue et de nombreuses échoppes de plats préparés et fruits précoupés, ainsi que des salons de massage et agences de voyage pour les trecks. Je dine dans un restaurant populaire sur l'avenue (plats entre 1 et 2 €) d'un délicieux tom-ka-kai (soupe au gingembre,lait de coco et poulet).

Denis me téléphone de la frontière laotienne où il m'annonce son arrivée pour le lendemain.

Mardi matin, munie d'un plan de la ville, je pars faire une promenade avec l'idée d'aller vers le centre de la vieille ville. C'était sans compter sans mon légendaire sens de l'orientation ! Quand j'arrive au fleuve, je me rends compte que j'ai pris la direction inverse. Pas de problème puisque de toute façon ce quartier était aussi prévu (positivons). Je passe devant les ruines de la muraille d'enceinte de la ville.

Je m'émerveille devant le Warorot market, immense marché thaï où l'on ne rencontre pratiquement pas d'occidentaux. Je replonge dans mon plan avec obstination. J'en déduis que pour rentrer, il me faut tourner résolument le dos au fleuve. Mais comme je n'ai pas trouvé l'avenue principale, je me perds dans les petites rues et je ne sais à nouveau plus où je suis. Je finis par tomber sur une banque au coin de deux grandes rues. J'y entre avec l'intention de reprendre des baths mais au bout de 15 mn d'attente, je renonce à rester dans cet endroit hyper-climatisé. En sortant, je vois une asiatique avec un plan demandant son chemin à des occidentaux. Je trouve cela cocasse et je m'approche pour profiter de l'explication. Que je suis et où je me perds à nouveau. Je demande plusieurs fois mon chemin et je me retrouve avoir dépassé le niveau de ma GH depuis longtemps. Il est 12 h 30 et il fait plutôt chaud. Je finis quand même par me retrouver chez moi.

Je ressors dans le quartier la recherche de ma pitance, décidée à innover. J'achète donc une saucisse grillée qui m'est vendue tranchée avec une pique en bois. Un délice ! Parfumée aux herbes, légèrement épicée. Je fais hurler de rire les vendeuses et le vendeur d'une échoppe où je vois un amoncellement de paquets en forme de gros berlingots verts. Je demande ce que c'est : de la noix de coco. Comme il y en a 2 sortes, je demande les non spicy et je m'apprête à croquer dedans, d'où l'hilarité générale. On m'explique qu'il faut ouvrir l'enveloppe verte qui est une feuille de bananier et ne manger que l'intérieur : une pâte gluante dans laquelle il y a de la noix de coco rapée. C'est une excellente friandise. En tout cas, je les ai marqués car lorsque je suis repassée devant l'échoppe le soir, ils ont ri encore. Puis je suis allée vers une vendeuse de fruits prédécoupés, enveloppés dans des sachets plastique, entreposés sur de la glace pilée. J'ai acheté quelque chose que je ne connaissais pas et qui s'avère de la mangue verte (coupée en tranches), vendue avec un sachet de sel/poivre que je n'ai pas utilisé. Je n'en reprendrai pas car le goût me semble de peu d'intérêt.

Ensuite, je me suis installée dans le jardin devant ma chambre en attendant Denis qui m'avait annoncé son arrivée dans l'après-midi. Effectivement, il me téléphone et arrive vers 16 h. Comme il n'y a plus de chambre disponible, je lui propose de partager mon king-size. Mais je conserve toujours mon one-shot dans ma trousse de toilette ! Nous allons prendre un verre puis à la recherche de notre pitance vespérale, nous nous retrouvons dans mon restaurant de la veille, tous les restaurants du quartier étant ciblés touristes. Denis téléphone à une copine rencontrée au Laos qui nous rejoint. Elle a 25 ans, est ingénieur en informatique et parle couramment chinois. Elle a travaillé un an à l'ambassade de France à Pékin. Elle voyage seule en Asie pendant 5 mois avant de chercher un emploi à son retour en France. Je ne m'inquiète vraiment pas pour son avenir professionnel.

Après une nuit peu réparatrice pour cause de clients discutant à haute voix comme s'ils étaient chez eux, je me suis levée à 7 h 30 et j'ai retrouvé Denis au petit-déjeuner. Ensuite, il est parti à la gare pour acheter son billet de train pour son retour à Bangkok. Il n'a pas pu avoir de place pour le 6 ou 7 février et devra donc rentrer le 5. Je vais profiter de sa présence pour enregistrer un maximum d'informations pour la suite de mon voyage.

Pendant ce temps, je suis restée dans le jardin pour enfin ajouter les photos de Birmanie à mon blog. Cet après-midi, nous irons à la recherche d'une autre guest-house un peu moins bruyante.

lundi 31 janvier 2011

FIN DE SEJOUR A KHO SAMUI

Bangkok, lundi 31 janvier 2011

Le séjour chez Jean-Jacques et Suda à Kho Samui s'achève.

Nous avons passé un séjour de rêve chez nos amis qui nous ont fait visiter l'ile, emmené au salon de beauté (manucure-pédicure et coiffure en plus pour Jacklown) et surtout nous ont fait découvrir des restaurants merveilleux que nous n'aurions pas eu les moyens de nous offrir. J'ai pu tester mon anglais puisque Suda ne parle que cette langue (en dehors du thaï que je ne parle même pas sous la torture), ainsi que lors d'une soirée-diner du Rotary où il n'y avait que des anglais. Mais là, j'avoue avoir eu quelques difficultés. L'un d'eux a quand même compris notre périple en Birmanie et en a été admiratif. Si j'avais su avant qu'il me fallait accomplir un tel exploit pour susciter l'admiration...

Le seul point négatif a été le temps qui n'était pas de saison. Normalement, la saison des pluies devrait être terminée depuis un mois et demi mais le ciel est resté résolument gris et les pluies fréquentes, notamment hier avec des trombes d'eau transformant les routes et chemins en mares et bourbiers. Heureusement, la température ne descend pas au-dessous de 26°.

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, nous nous sommes réveillées ce matin à 4 heures pour l'avion de 6 heures. Arrivées avant 8 h à l'aéroport de Bangkok. Jacklown m'a abandonnée pour prendre son avion Aeroflot. Elle fait escale à Moscou pour reprendre un avion Air France pour Paris où elle passera la nuit avant de prendre un TGV pour Lyon. Elle ne sera pas au bout de ses peines puisqu'elle doit aller chez sa fille à Grenoble, puis son fils à St-Raphaël où elle fera connaissance avec son dernier petit-fils né ce mois-ci, puis chez sa soeur à La Rochelle où elle verra sa mère.

Ensuite, elle retrouvera Louise-la-québéquoise pour faire du ski à Courchevel, puis ses petits-enfants. Je pense que le choc thermique va être dur...

Pour moi, le voyage se poursuit jusqu'à Chiang Mai (dans le nord) où je retrouverai SuperDenis qui pourra enfin mettre mon laptop en état de marche internet. Même sans ce service, je suis contente de le revoir. J'ai pu consulter mes courriels ce matin et j'ai eu la déception de lire que je ne pourrai pas rencontrer Mireille car elle ne s'arrêtera pas à Chiang Mai comme prévu initialement pour continuer son périple vers les iles du sud (en espérant que le temps sera devenu plus clément) puis son retour à Paris.

La bronchite est en train de reprendre du service avec la climatisation à outrance de l'aéroport. J'ai beau écouter les conseils de « maman-Jacklown » en mettant mon écharpe et mon cardigan... Enfin, j'ai refait le plein d'antibiotiques à la pharmacie ce matin. Je suis inquiète car j'en ai pris beaucoup tout le mois.

vendredi 28 janvier 2011

KHO SAMUI

Kho Samui, vendredi 28 janvier 2011

Nous sommes parties mardi soir de Bangkok après y être arrivées le matin en avion. Jacklown a profité des quelques heures libres pour se faire faire un énième massage thaï. J'avais espéré utiliser ce temps pour mettre à jour mon blog avec les photos qui commencent à s'accumuler. Malheureusement, je n'ai pas pu me connecter car divers informaticiens birmans avaient changé mon adresse IP et mes faibles connaissances en informatique ne m'ont pas permises de la rétablir, malgré les conseils téléphoniques de SuperDenis (j'attendrai donc nos retrouvailles début février).

Dans l'immense hall de la gare ferroviaire de BKK, nous avons eu la surprise d'entendre, à 18 h, l'hymne national et voir se lever tous les gens présents. Ce cérémonial se renouvelle tous les jours matin et soir. J'imagine cela à Paris !

Le voyage en train s'est bien passé, en couchette confortable. Nous sommes arrivées à la gare ferroviaire sur le continent avec un retard d'une heure, soit un voyage de 12 heures. Ensuite, nous nous sommes retrouvées dans un car plutôt "local" pour être acheminées au port d'embarquement pour les iles. Nous avons été "prises en otages" par une commerciale vendant ses nuitées d'hôtel sur Kho Samui, avant l'arrivée de ses concurrents. Quand je dis "prises en otage", je ne suis pas loin de la vérité. Le car a été dérouté sur un parking éloigné et à l'écart de la route, après un détour. L'embarquement sur le bateau a aussi été folklorique : les bagages sont entassés à l'arrière du bateau, sur le pont  ; à charge pour nous de les récupérer comme on veut/peut à l'arrivée. Le pont était bondé de jeunes routards : je me suis sentie un peu déplacée (cherchez l'erreur !). Le voyage aura duré 16 heures en tout ! Le retour se fera en avion...

A notre arrivée, notre hôte, Jean-Jacques, et son épouse thaï, Suda, nous ont récupérées en voiture et nous avons découvert sa magnifique maison ouverte sur la piscine, malheureusement en cours de réparation. On nous avait averties qu'il faisait mauvais temps sur les iles du golf de Thaïlande mais nous pensions qu'il s'agissait d'une blague. Pas du tout ! La saison des pluies, qui est prévue chaque année jusqu'à mi-décembre, ne s'est pas encore arrêtée. Nous avons donc droit à un ciel plombé et des pluies intermittentes plus ou moins violentes (de quelques gouttes à la grosse averse tropicale). Hier, une accalmie nous a permis de profiter du tour de cette belle ile, après la matinée au salon de beauté pour une manucure et pédicure (pour environ 7 €). J'avoue avoir été étonnée quand Jean-Jacques m'a précisé que la créature de rêve qui s'occupait de moi (longs cheveux décolorés en mèches, belle poitrine, mini-short) était... un lady-boy ! Je ne connais pas spécialement le quartier du Marais à Paris, mais je pense qu'on peut y trouver ce genre d'établissement.

Nous avons déjeuné dans un magnifique restaurant en plein air, au bord de l'eau. J'ai demandé à Jean-Jacques de me conseiller un plat pas "trop spicy" mais j'ai eu du mal à avaler mon curry vert. En rentrant de notre tour, nous avons fait un arrêt dans des boutiques "locales", notamment chez le tailleur de Suda. Jacklown s'est fait faire un bermuda en lin qu'elle récupérera demain (pour moins de 2 €). Je me suis abstenue car je ne veux pas encombrer ma valise pendant les 2 mois qu'il me reste à passer à voyager. Je grouperai mes achats à BKK avant mon retour.

Pour le diner, notre hôtesse nous avait concocté un diner de sea-foods : salade de fruits de mer : une sans piment et une "thaï que j'ai goutée et qui m'a fait passer par toutes les couleurs et un barbecue de gambas et poissons. C'était délicieux.

Ce soir, nous devons aller à un diner du Rotary. Je m'aperçois que j'aurais dû m'acheter une robe hier soir. Mais comme Suda est grande, je pense que je pourrai lui emprunter quelque chose. Sinon, je retournerai dans les magasins.

Lundi 31 janvier, retour à Bangkok par l'avion de 6 h, ce qui permettra à Jacklown de prendre son vol pour Paris (avec escale à Moscou) à 10 h 15. Elle a prévu d'aller faire du ski avec ses petits enfants au retour. Bonjour le choc thermique. Pour ma part, je partirai pour BKK par le même avion mais j'attendrai le vol pour Chiang Mai (au nord de la Thaïlande) de midi où j'ai réservé une chambre. Comme je demandais (par courriel) une single, la guest-house m'a demandé si je préférais un lit king size ou 2 lits jumeaux. J'ai répondu que cela n'avait pas d'importance puisque j'étais seule. Ils m'ont répondu qu'ils me donnaient un king size puisque j'étais seule. Ils vont être déçus en me voyant débarquer ! A moins que ce soit l'occasion d'utiliser mon "one shot" (j'ai emporté un seul préservatif "au-cas-où"... sur les conseils de mon médecin qui ne connait pas mon désert "affectif"). Je précise quand même que je vais retrouver Denis pour quelques jours...

Comme vous le voyez, la vie est belle. Dommage que la bronchite nouvelle soit arrivée. Elles se bousculent depuis mon départ de France dans le but d'y échapper. Mauvaise pioche !

mercredi 5 janvier 2011

JIM THOMPSON ET TRAINS

Bangkok, 5 janvier 2011

Hier soir, la journée s'est terminée dans le quartier chinois où nous avons dégusté de délicieux plats chinois assis à une table sur un trottoir bondé. Très ambiance asiatique.

Ce matin, retour dans le quartier chinois (environ 15 mn de marche de la GH) pour récupérer mes lunettes : impeccables. Puis retour à la GH où nous avons fait sur internet nos réservations d'avion de retour de Yangoon à Bangkok le 25 janvier. Ensuite, nous avons cherché un moyen de transport pour Kho Samui puisque l'avion était trop tôt (par rapport à notre retour de Yangoon), soit trop tard dans la soirée, sachant qu'il faut prendre ensuite un bus et un bateau (Kho Samui est une ile).

Nous sommes d'abord passées par une agence de voyage pour voir les prix et horaires d'autocars mais nous avons poussé des cris d'orfraies quand on nous a annoncé les prix qui étaient multipliés par 3 ! Jacklown n'écoutant que son instinct de cheminote, nous a dirigés vers la gare située en face de la GH. Là, agréable surprise : devant l'entrée de la gare il y avait un guichet « information » où le très aimable et efficace employé des chemins de fer nous a renseignées sur les prix et horaires de trains, puis nous a accompagnées à l'étage dans l'agence vendant le pack « train-bus-bateau » pour 30 € l'aller. Pour le retour, nous étudierons tranquillement les différentes options.

Autre surprise : en rentrant ce soir, Denis m'a avoué s'être trompé ce matin en nous donnant les horaires d'avion. Il y en avait un 3ème en début d'après-midi qui nous aurait parfaitement convenu en arrivant de Yangoon. Sacré Denis ! En tout cas, Jacklown est ravie de prendre le train. Elle n'aurait jamais dû prendre sa retraite de la SNCF. Elle a d'ailleurs choisi un appartement en face de la gare à Lyon.

Cet après-midi, Denis nous a abandonnées et nous sommes allées visiter la maison de Jim Thompson, un américain né en 1906 qui s'était installé à Bangkok après une carrière militaire. C'était un esthète qui a fait construire une résidence de 6 maisons en teck dans lesquelles il a installé des pièces de collection magnifique (meubles, porcelaines, sculptures et peintures anciennes, asiatiques). Il a disparu mystérieusement en 1960 pendant une promenade en forêt. On n'a jamais retrouvé son corps ni su ce qui était advenu de lui. Il était soupçonné d'espionnage... En tout cas, il laisse une magnifique maison-musée avec un jardin tout aussi superbe. Les hôtesses-guides nous donnent les explications dans nos langues respectives (une guide par groupe).

Ensuite, j'ai compris pourquoi Denis n'avait pas voulu nous accompagner : nous sommes allés dans un centre commercial à la mesure de la ville. Quelque chose d'inimaginable en France. Nous étions en transe. Ne voulant pas nous encombrer d'excédent de bagages, nous sommes restées raisonnables et n'avons acheté qu'un bermuda à nombreuses poches chacune (environ 7,50 €) et je me suis achetée une montre rouge.

Il y a une chose que je dois signaler aux prochains voyageurs pour la Thaïlande, notamment Mireille. Les thaïs sont très orgueilleux et il est impensable pour eux de « perdre la face ». Et dire « non » ou « je ne sais pas » est considéré comme honteux. Donc, quand on veut prendre un taxi, si le chauffeur ne connait pas notre destination ou que la course n'est pas intéressante pour lui (par exemple hier pour l'embarcadère des klongs situé loin du centre dans une zone non-touristique donc sans possibilité de prendre d'autres clients au retour), ils ne disent jamais « non » (d'ailleurs le mot n'existe pas dans leur langue) mais nous tourne le dos ou démarre en nous ignorant. Heureusement que nous n'avons pas le même sens de l'honneur qu'eux ! Il ne sert à rien de tempêter, ce sont leurs coutumes et nous sommes chez eux, c'est donc à nous de nous adapter. Mais il est bon d'être informé.

Jacklown est partie se faire masser. Je l'aurais bien accompagnée mais je devais être devant mon ordinateur pour vous narrer notre journée. D'autant plus qu'à partir de demain, je ne sais pas comment se passeront les connections.

Ce soir, nous allons diner avec Yum et Christophe, les français expatriés amis de Denis. Ensuite, coucher tôt car nous devons partir à 5 h du matin pour prendre notre avion pour la Birmanie.

PS : désolée, pas de photos aujourd'hui.

mardi 4 janvier 2011

HELLO BANGKOK

Mardi 4 janvier 2011

Arrivée hier à 12 h 30 à l'aéroport de Bangkok après un voyage sans problème, sauf un retard 1 h 30 au décollage qui m'a évité une attente de 2 h au Caire mais m'a fait faire la course dans les couloirs de l'aéroport.

SuperDenis était au rendez-vous et m'a emmenée à notre guest-house par le métro. Le métro de bangkok, c'est le luxe à côté de notre métro parisien. A chaque terminus, un employé inspecte les rames méticuleusement pour signaler les éventuelles bombes et retirer les détritus. Les passagers attendent sagement sur le côté du quai et ne montent que dès qu'ils reçoivent l'autorisation. J'essaie d'imaginer la même manip à Paris...

Arrivée à la GH, après une douche, je suis repartie pour une balade dans le quartier chinois proche. J'en ai profité pour commander une paire de lunettes avec l'ordonnance que j'avais emportée. Puis, à 19 h 30 nous sommes allés diner dans le quartier de Silom. Un vrai régal ! Nous sommes rentrés tôt, après une petite visite du marché de nuit à Patpong (cela doit rappeler des souvenirs à certains...) et retour et chute rapide dans les bras de Morphée puisque je n'ai pas dormi une minute dans l'avion.

Ce matin, nous sommes partis à 9 h pour rejoindre Thuan pour une visite privée des klongs (canaux). Thuan est un franco-vietnamien qui vit à Bangkok depuis 26 ans. Depuis un an (il est retraité), il a créé une association qui rénove les vieilles barques pour permettre aux vieux habitants des klongs de se déplacer puisque c'est leur seul moyen de transport dans cette partie de la ville. Thuan fait visiter bénévolement les klongs aux gens qui le contactent par l'intermédiaire de Voyage-Forum. Nous en avons pris plein les yeux. C'est extraordinaire de se retrouver dans un paysage calme, bucolique et aquatique dans une mégapole comme Bangkok. Pour vous donner une idée de ce qu'est Bangkok, Paris est une petite bourgade tranquille à côté ! Nous nous sommes arrêtés dans un restaurant où nous étions les seuls clients et avons dégusté une délicieuse soupe aux nouilles et porc. Thuan a " embauché" Denis car il cherche à créer et éditer un livre sur les klongs, ce qui n'a jamais été fait, et il cherche quelqu'un à la plume alerte pour la rédaction, un de ses amis étant photographe. Je sens qu'on va pouvoir surnommer Denis « Plume-au-vent » !!!

Ce soir, notre diner avec Yum et Christophe est annulé et reporté à demain. Nous irons probablement diner dans le quartier chinois et je récupérerai mes lunettes.

mardi 16 novembre 2010

Préparation au voyage

En commençant ce blog, j’ai l’impression d’être déjà partie, alors qu’en fait je pars le 2 janvier pour Bangkok.
J’y rejoindrai Jacqueline, dite Jaclown, qui sera arrivée la veille. En principe, Denis viendra nous accueillir à l’aéroport.

Je pense rester 2 ou 3 jours à Bangkok puis partir pour la Birmanie (Myanmar) tout le mois de janvier. J’ai hâte d’y être car tous les voyageurs chevronnés s’accordent pour dire que ce pays est le plus attachant d’Asie du sud-est. Tant par ses paysages, ses monuments (temples), la gentillesse des habitants. Il semble que la Birmanie ne soit pas encore contaminée par les hordes de touristes et ait conservé son mode de vie.

Jaclown rentrant en France le 31 janvier, je serai seule pour le reste de mon séjour en Asie, c’est-à-dire jusqu’au 31 mars (eh oui, j’arriverai à Paris le 1er avril !). Je n’ai pas de plan précis, j’improviserai en fonction de mes envies et des rencontres. Je pense aller au Laos, également préservé, et bien sûr en Thaïlande. Ce sera la première fois de ma vie que je voyage seule. A 64 ans, il n’est jamais trop tard !

La Thaïlande, j’y suis allée en voyage organisé… il y a 28 ans. Bien sûr, je pense que les sites touristiques n’ont pas changé mais que Bangkok n’est plus la ville que j’ai connue alors, bien qu’elle était déjà polluée, grouillante, avec une circulation automobile chaotique.

En attendant, je passe des heures sur les forums de voyage, dont le principal « Voyage-forum.com » où je pêche d’excellents retours d’expériences. Si j’étais raisonnable (beurk), je prendrais des cours de conversation anglaise car je crains que mon niveau d’anglais ne me permette pas des contacts enrichissants. Enfin, on verra. Comme je l’ai dit plus haut, j’improviserai… De toute façon, il est hautement improbable que je me taise : I don’t know to speak English, but it is not a raison to shut up !

En attendant, je rêve devant mon paquetage...