betty's blog

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mercredi 25 janvier 2012

ILE ETAIT UNE DEUXIEME FOIS...

Don Khon, mercredi 25 janvier 2012


Ca y est, nous avons quitté le Cambodge pour arriver au Laos, après 5 h de car (y compris formalités à la frontière) et barque pour traverser le Mékong. Nous souhaitions aller sur l'ile de Don Khon où j'étais l'année dernière, réputée plus calme que la dévergondée Don Det, repaire des jeunes routards en quête de musique festive. Malheureusement, la nuit étant tombée (18 h 30), nous avons été obligées de descendre à Don Det avec la horde de jeunes qui étaient dans le même car. 


L'ile se repère de loin, avec ses guirlandes électriques et ses néons multicolores. Nous avons donc suivi le troupeau à la recherche d'une chambre pour la nuit. Partout, la même réponse fusait : full (complet), mais demain il y aura des chambres. Oui mais nous avions la faiblesse de vouloir dormir CETTE nuit-là justement. Nous étions accompagnées d'un français de la cinquantaine, compagnon d'infortune voyageant 6 mois sac à dos. Il a trouvé le premier une chambre (le terme gourbi semble plus approprié), nous lui avons laissé nos bagages en consigne et avons continué notre recherche mais en prenant la direction inverse à partir du « débarcadère » (un petit banc de sable). C'est ce que nous aurions dû faire en descendant de la barque au lieu de suivre bêtement le troupeau. Nous avons trouvé la dernière chambre dans ce qui semblait être un ensemble de jolis bungalows au bord du Mékong.

Heureusement que nous savions que ce n'était que pour une nuit et que nous avions galéré pour trouver car on peut dire que nous avons connu mieux. Quand j'ai ouvert le robinet du lavabo pour me laver les dents, j'ai eu la surprise de prendre un bain de pieds : il y avait bien un syphon sous le lavabo mais il n'était pas relié au dit lavabo ! Tout était à l'avenant. Quand même un point positif : le calme nous a permis quand même de passer une bonne nuit (il faut dire que la fatigue y était pour quelque chose) et chose qui ne nous était pas arrivé depuis longtemps, une petite fraicheur pendant la nuit. Pas de chance, il n'y avait pas de drap de dessus (encore moins de couverture) sur le lit. Heureusement, nos paréos y ont pourvu.


Ce matin, nous avons retrouvé Thierry (compagnon de la veille) qui avait déjà discuté avec un batelier pour qu'il nous emmène à Don Khon à 9 h. Comme je ne me souvenais pas du nom de la GH où j'étais l'année dernière, il nous a déposé à un endroit plus habité qui se trouve à l'opposé (impossible à faire à pieds et pas de tuk-tuk ni de voiture sur l'ile). Nous nous sommes donc retrouvés dans une GH composée de bungalows en bois avec terrasse, en retrait du Mékong où nous ne serons dérangés que par les coqs. Le couple de la soixantaine qui tient cet établissement est francophone et charmant. J'ai lu sur voyage-forum qu'ils étaient d'anciens instituteurs. Je pense que nous allons passé un agréable séjour ici.
Demain, nous irons probablement visiter les cascades comme je l'ai fait l'année dernière. De toute façon, les 33 ou 34 ° ne sont pas très propices à de longues randonnées.

lundi 23 janvier 2012

BARRIERE LINGUISTIQUE

Kratie, lundi 23 janvier 2012

Après un trajet de 7 h 30 en car de Kep à Phnom Pehn, nous avons passé une nuit à Phnom Pehn. Le chauffeur de tuk-tuk a absolument insisté pour nous emmener dans une guest-house où il perçoit une commission. Nous avons dû insister lourdement pour qu'il nous emmène dans celle de notre choix (repérée dans le Lonely Planet) mais il a tourné sans la trouver bien sûr. Nous avons donc accepté son offre et, bien qu'il nous ait annoncé le même tarif que dans celle de notre choix, en arrivant il ne restait que des chambres beaucoup plus chères. Nous avons refusé. Il nous a donc conduit dans d'autres GH de son choix que nous avons également refusées (trop chères ou en étage élevé impossible pour moi). Nous lui avons redemandé de nous déposer où nous le souhaitions et, miracle, il a retrouvé le chemin !

Malgré mon peu d'appétence pour Phnom Pehn, nous avons visité le « marché russe » qui est un très vieux marché couvert « à l'oriental », c'est-à-dire un capharnaüm de marchandises et de chalands.

Le lendemain, hier matin, nous avons repris un autre car pour Kratie (prononcer Kratché) dans le centre du pays. L'intérêt de cette ville est qu'elle s'étend le long du Mékong avec une ile bordée de sable en son milieu. Nous étions pleines de bonnes résolutions pour les visites mais la chaleur accablante nous a, si j'ose dire, refroidies. Nous avons donc renoncé à la balade fluviale pour voir les derniers dauphins d'eau douce (il est très rare d'en apercevoir) et à la visite de l'ile qui semble en plein soleil. Nous nous sommes contentées de marcher dans la ville au milieu des étals de marchandises diverses (nourriture, objets, vêtements). Plus que partout en Asie, les détritus s'amoncellent dans les rues et bords du fleuve. Il ne vient à l'idée de personne de jeter les déchets dans des poubelles (qui sont pourtant ramassées par un service de voirie) et de balayer devant et derrière son éventaire. Ce n'est pas Kratie que la ville devrait s'appeler mais « krakra »...

Hier soir, vers 18 h, nous nous sommes promenées le long du fleuve pour assister au coucher de soleil qualifié dans le LP de « plus beau du Cambodge ». Nous nous sommes donc assise sur un banc attendant avec impatience la chute de l'astre qui commençait à étaler sa palette dans le ciel et l'eau, mais au moment crucial un énorme nuage est venu s'interposer. Au bout de quelques minutes, il a pris la forme de la France. Je n'ai pas pu m'empêcher de le photographier.

Ce matin, nous avons refait la même petite promenade (la ville est petite) puis nous nous sommes installées devant l'entrée principale de l'hôtel sous l'auvent. Comme il n'y avait qu'une seule chaise, j'ai demandé à l'employé de garde où je pourrais en trouver une autre. Comme il ne comprenait pas l'anglais, je lui ai mimé le mouvement de m'asseoir. Son visage s'est éclairé et il m'a demandé de le suivre à travers les couloirs pour finir par me montrer... les wc. Nous sommes tous deux partis d'un fou rire inextinguible qui a contaminé Jacklown quand je lui ai raconté la méprise. Oserais-je dire (oui j'ose) que cette anecdote restera dans les annales !

Nous avions prévu de terminer notre voyage au Cambodge par l'est montagneux du pays, mais Jacklown devant reprendre l'avion le 3 février de Luang Prabang (Laos), nous avons décidé de passer directement au Laos. Nous partons donc demain midi en car pour les 4000 iles (au sud du Laos), puis Paksé-Ventiane en car-couchette de nuit pour enchaîner avec un autre car pour Luang Prabang qui est le clou du voyage. Je referais donc les mêmes visites que l'année dernière mais cela ne me dérange pas. Je viens de recevoir un mel de Denis annonçant son arrivée au Laos le 25 ; il y a de la rencontre dans l'air.

Je ne suis pas mécontente de quitter le Cambodge qui m'a plutôt déçue. Le pays est extrêmement pauvre et ne semble pas encore prêt à accueillir les touristes occidentaux. Je ne suis pas sûre que la population (à défaut des autorités) en aient le souhait. Le Laos, qui est également très pauvre, semble avoir fait ce pas ; même la Birmanie semble plus avancée dans ce domaine.

jeudi 19 janvier 2012

ON DIRAIT LE SUD...

Kep, jeudi 19 janvier 2012

Nous sommes arrivées lundi à Kep, dans le sud du Cambodge, après 11 heures d'autocar : 6 h jusqu'à Phnom Pehn dans un véhicule climatisé comme une chambre froide et 5 h dans un car à température normale. L'arrivée s'est faite de nuit (à 19 h 30) et sous la pluie. Nous nous sommes donc précipitée dans un tuk-tuk en donnant une adresse relevée au hasard dans le LP. En arrivant, je n'ai pas du tout apprécié cette GH avec une odeur nauséabonde dans la salle de bain, entre autre. Le lendemain, hier, nous sommes donc reparties en tuk-tuk dans le « centre ville ». En fait, il s'agit d'une petite place avec quelques restaurants et guest-houses. La GH que nous avions repérée a été prise par 3 personnes arrivant juste avant nous. Nous nous sommes rabattues sur la plus proche qui nous a procuré une chambre qui n'est pas la plus belle du voyage mais nous convient pour 2 jours.

Nous sommes allées au marché aux crabes situé à 20 mn de marche en longeant la mer sur une route de corniche et je me suis régalée de crabe au délicieux poivre noir de Kampot (ville voisine dont c'est la spécialité). La carte proposait au moins une quinzaine de préparations différentes de crabe. Jacklown a préféré du calamar. En revenant, nous avons croisé un couple de singes avec un petit sur la route. Il paraît qu'il y en a beaucoup dans la région. Je n'ai pas osé sortir mon appareil photo car ils sont très chapardeurs.

Ce matin, nous sommes parties en tuk-tuk et bateau sur l'ile du Lapin (ainsi dénommée parce qu'elle aurait la forme d'un lapin – à voir). Nous en avons fait le tour à pied, ce qui représente 3 heures de marche sur des sentiers et surtout dans la caillasse et les rochers (cf photo). Nous sommes arrivées à notre point de départ à 12 h 30. J'étais lessivée, d'autant plus que je me suis à moitié assommée sur une branche d'arbre. La baignade dans la mer chaude a été une bénédiction. Nous sommes restées à nous prélasser dans un hamac à l'ombre sur la plage jusqu'au retour à 16 h.

Comme l'écrit Denis dans son post d'aujourd'hui, les détritus sont purement et simplement jetés sur les lieux de consommation, c'est-à-dire plages, routes, devant les maisons, etc. J'ai souvenir que dans les années 50-60 ce n'était pas très différent en France. Soyons donc patients.

Demain, nous reprenons la route à 10 h 30 pour Phnom Pehn où nous arriverons vers 14 ou 15 h. Nous repartirons dès le lendemain pour Kratie (se prononce Kratché) au centre-nord-est. Nous avions prévu d'aller tout à fait à l'est du Cambodge mais nous ne savons pas encore si nous ne remonterons pas directement au Laos. Comme le dit Denis, ne jamais rien prévoir en Asie.

lundi 16 janvier 2012

DE PHNOM PEHN A BATTAMBANG

Battambang, lundi 16 janvier 2012

En fait, il y a eu incompréhension avec l'hôtelier de Phnom Pehn : il n'y avait pas la navette annoncée pour la gare routière parce que c'était dimanche ; ils ont donc dû affrêter un tuk-tuk pour la circonstance. Nous avons quand même noté que le prix de la course négocié par l'agence de transport ou l'hôtelier était d'un dollar, alors que quand nous en prenons un, nous payons au moins 3 ou 4 $.

Le trajet en car s'est fait normalement, c'est-à-dire avec retard et nous sommes arrivées à Battambang après 5 h 30 de trajet. A l'arrivée à la gare routière (en centre ville), il y avait plusieurs chauffeurs de tuk-tuk rabatteurs avec des pancartes mentionnant des noms d'hôtels. Nous avons, avant même notre descente, hélé celui qui indiquait l'hôtel que nous avions repéré sur le Lonely Planet. Ainsi, tout le monde était content ; le chauffeur et nous. En arrivant à l'hôtel, une horde d'employés s'est précipité pour prendre nos bagages et nous avons été accueillies par un jeune homme cambodgien francophone qui semble être le patron. Il nous a emmenées visiter les chambres. En fait, une chambre. Superbe, mais au double de notre budget, soit 20 $ (nous avons payé 9 $ à Phnom Pehn). Il nous a fait l'article, nous a demandé notre prix maximum ; nous sommes restées d'autant plus fermes que les prix indiqués dans le LP étaient de l'ordre de 10. Comme nous voulions partir voir ailleurs, il nous a proposé de changer de chambre le lendemain pour une moins chère. Nous avons refusé car nous ne voulions pas refaire les valises. Après âpres discussions de marchand de tapis, nous l'avons obtenue pour 12 $, ce qui est mieux pour lui qu'une chambre inoccupée. Je dois reconnaître que c'est la plus belle chambre que nous ayons eue.

Notre chauffeur de tuk-tuk avait pris rendez-vous avec nous ce matin pour nous faire visiter les sites des alentours. Nous avons aussi négocié car nous ne souhaitions pas tout visiter parce que nos capacités physiques (en tout cas les miennes et Jacklown est solidaire) ne nous permettent pas de tout faire (les grottes, les temples en hauteur). Nous avons commencé par le fameux « bambou train » situé à 4 km, qui se compose d'un plateau en fines lattes de bambou posé sur un essieu actionné par un moteur 6 cv. Nous n'avons pas voulu faire la promenade dessus car le LP annonce que les rails sont voilés et les ponts traversés vertigineux. Nous sommes courageuses mais pas téméraires. D'ailleurs, je n'ai vu personne parmi les jeunes touristes s'y risquer. Notre chauffeur de tuk-tuk nous a dit que c'était bien pour le fun.

Ensuite, le tuk-tuk nous a emmenées au Phnom Banan, un temple situé en haut d'une colline, accessible par un escalier de 358 marches. Dommage... Ses 5 tours rappellent, dixit le LP, Angkor Vat. A partir du temple, un escalier conduit à 3 grottes dont 2 ne sont pas minées et se visitent avec un guide équipé d'une lampe-torche. Je devrai donc me contenter des explications du LP. Nous avons erré en bas où des buffles étiques paissent au bord de plans d'eau recouverts de lotus.

Même si nous n'avons pas pu profiter des temples et grottes, nous avons apprécié la campagne cambodgienne avec ses maisons en bois ou en bambou sur pilotis, sa végétation tropicale luxuriante, les sourires des habitants et les « hello » des enfants.

En revanche, je n'ai pas été conquise par la ville qui est annoncé dans le LP comme « une ville pleine de charme, une élégante cité à l'architecture coloniale très bien préservée ». On n'a pas dû voir la même chose. Nous avons pourtant bien noté les endroits à voir...

Demain matin, nous reprenons le car pour 10 heures de route en direction du sud ; d'abord Phnom Pehn, puis après un arrêt de 20 mn un autre car pour Kep, au bord de la mer.

samedi 14 janvier 2012

ARRIVEE AU CAMBODGE

Phnom Pehn, vendredi 13 janvier 2012

Hier était notre dernier jour à Bangkok. Le matin, nous sommes retournées dans le quartier chinois pour prendre les nouvelles lunettes de Jacklown. Elle en a profité pour acheter des chaussures genre mules. J'en aurais bien achetées aussi mais j'ai pensé à ma valise que j'ai tant de mal à fermer et encore plus à soulever.

Nous sommes parties à midi par le métro pour l'aéroport. Notre avion avait 50 mn de retard. A l'arrivée à Phnom Pehn, nous avons dû faire la queue pour déposer nos passeports pour l'obtention des visas, puis une autre queue pour les récupérer et payer (20 $) et une 3ème queue pour le passage de la douane. L'avantage est que nos bagages étaient arrivés et nous avons pu immédiatement prendre un taxi et lui indiquer la guest-house que nous avions repérée dans le Lonely Planet pendant le vol. Coup de chance, il y avait de la place. La chambre à 9 $ est nette, entièrement carrelée (murs et sol). Le wifi ne fonctionne pas dans les chambres mais au rez-de-chaussée à la réception où se trouvent les ordinateurs. En arrivant, nous sommes ressorties dans le quartier à la recherche de notre pitance vespérale. Nous n'avons pas trouvé de petits restaurants de rue ou modestes. Nous avons donc atterri dans une immense salle avec une succession de chanteurs (ses) bêlant des chansons-guimauves sur une musique locale. Le bruit nous a empêchées toute conversation. Le plus frappant était le nombre pléthorique de personnel, plutôt inactif compte tenu de l'absence de clients. Je me suis régalée d'un plat de boeuf à la citronnelle avec du riz. Heureusement que j'avais commandé le petit modèle : il y en avait facilement pour 2 personnes. Jacklown n'a pas eu de chance car sa commande était tombée dans les oubliettes et après réclamation, on lui a apporté son plat 30 mn après le mien. Elle était tellement furieuse qu'au moment de payer, elle a refusé de payer sa bière en dédommagement. Cela a donné lieu à un défilé du staff dont le responsable qui, subitement, ne comprenait plus l'anglais. Devant « l'incommunicabilité », nous sommes sorties dignement en laissant l'argent que nous estimions devoir (l'addition moins la bière).

La nuit a été chaude (il fait très chaud à Phnom Pehn) et le soir et le matin à partir de 6 h, la rue est bruyante (voitures, motos, klaksons, conversations, plomberie...).

Ce matin, nous sommes parties à pieds à 9 h 50, l'estomac vide car notre hôtel ne sert pas de petit déjeuner et il n'y a rien autour. Sur le plan, le centre ville ne semblait pas loin. C'est certainement vrai à condition de prendre la bonne route ! Après 2 h de marche en plein soleil et chaleur, nous sommes entrées dans un restaurant où nous avons simplement déjeuner (plats cambodgiens). Notre but était le Palais Royal mais il ferme à l'heure du déjeuner. Nous en avons profiter pour errer dans le Marché Central qui est a une superbe architecture avec une immense coupole, entouré d'échoppes comme partout en Asie. Là aussi, c'est le paradis des acheteuses compulsives. J'ai résisté mais Jackown a craqué pour une petite ceinture (c'est sa marotte avec les sacs).

Le Palais Royal est composé de plusieurs bâtiments et la Pagode d'Argent voisine est appelée ainsi à cause de son sol recouvert de dalles d'argent. Seule une petite surface près de l'entrée est visible. Le reste est recouvert de tapis. Comme toujours, pléthore de bouddhas dont un célèbre recouvert de diamants. Il y en a tellement qu'on a l'impression que c'est de la verroterie.

En sortant de cette visite, nous n'avons pas eu le courage (surtout moi) d'aller plus loin et sommes rentrées à l'hôtel en tuk-tuk. Nous avons sommes adressées à la réception pour commander des places pour prendre un bus demain pour Battambang (au nord-ouest du pays). Une agence de voyage croisée en ville proposait les billets à 5 $ ; ici, ils sont proposés à 6 $ et malgré l'affichage mentionnant le transfert gratuit à la gare routière, il nous est indiqué qu'il n'y a plus de navette disponible et qu'on pourrait en avoir « gratuitement » si nous payons 1 $ de plus (soit 7 $). J'ai fait remarqué que si l'on payait 1 $ on ne pouvait pas la qualifier de « gratuite ». L'employé n'a pas semblé sensible à mon humour. Je crois qu'on n'a pas le choix car si on doit aller à la gare routière pour avoir un billet, cela risque de nous coûter plus cher pour y aller et en revenir, à moins d'y aller à pieds. Je n'en ai plus la force.

Une bonne nouvelle quand même : mon ordinateur accepte la connexion wifi de l'hôtel.

jeudi 12 janvier 2012

L'UNE PART, L'AUTRE ARRIVE

Bangkok, mercredi 11 janvier 2012

Toujours le même problème de connexion wifi (le n° de clé de sécurité wifi de la GH ne correspond pas), je suis donc obligée d'aller dans un cybercafé. J'ai eu le même problème au cybercafé mais la patronne a modifié la clé de sécurité et ça marche. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi les autres ordinateurs se connectent et pas le mien (j'ai quand même rencontré quelqu'un qui avait le même problème. Hier, j'ai pu consulter mes messages grâce au prêt d'un laptop d'un jeune français.

Hier matin, Jacklown est arrivée à 9 h 30 mais sans sa valise, restée à l'escale d'Abuh Dhabi. Elle a été livrée à 0 h 30. Je pense que Jacklown a le mauvais oeil car elle a eu le même problème l'année dernière au retour où sa valise était restée à l'escale de Moscou.

Hier était également le dernier jour de séjour d'Anne-Marie. Elle a souhaité visiter le Wat Pho. Je suis restée à l'extérieur car j'ai une indigestion de temples à dorures et j'ai déjà visité celui-là. Ensuite, nous nous sommes promenées dans le quartier et avons traversé le « marché aux amulettes ». Nous voulions rentrer par le fleuve mais l'arrêt de notre ligne était sur l'autre rive et il aurait d'abord fallu prendre un traversier. Nous avons abandonné ce projet pour nous réfugier dans un taxi climatisé (il était midi).

(la photo ci-jointe a été prise sur une place)

L'après-midi a été calme : un peu de jeu puis Jacklown est allée faire une sieste et Anne-Marie est allée au salon de massage proche pour un massage des pieds-jambes. Elle en est ressortie radieuse et définitivement accroc aux massages thaïs.

Nous sommes retournées diner dans le quartier chinois dans un restaurant de rue, de fruits de mer. Je me suis régalée d'une délicieuse soupe de fruits de mer et poisson à la citronnelle et au galanga pimentée. Cela réchauffe bien !

Dernière soirée de papotage toutes les trois avant extinction des feux pour Anne-Marie qui devait se lever à 6 h ce matin pour aller à l'aéroport. J'ai attendu avec Jacklown la livraison de sa valise mais à 22 h 30 nous avons abandonné pour nous coucher. La valise est arrivée à 0 h 30 quand on venait de s'endormir.

Ce matin, Jacklown a renoué avec ses habitudes thaïes au salon de massage. Je l'y ai rejointe avant d'aller au marché dans Chinatown. Elle a pu faire réparer un sac acheté l'année dernière. Elle en a profité pour en acheter un autre. Je voulais en faire autant mais il y a tellement de choix que je ne suis pas arrivée à me décider.

Nous sommes également retournées chez un des opticiens où j'avais fait faire mes lunettes l'année dernière. Nous avons été accueillies avec des verres de jus d'orange dans lesquels il y avait une orchidée. Jacklown en a commandé pour elle qu'elle ira chercher demain avant notre départ pour Phnom Penh. Elle est aussi allée à l'agence de voyage dans la gare où nous avions acheté nos billets. Elle a pris ses billets d'avion Luang Prabang (Laos)/Bangkok/Koh Samui et Koh Samui/Bangkok (avant Paris). Le jeune employé s'est montré très aimable et efficace.

Hier soir, nous avons diné dans la rue près de la gare.

Nous avons repéré une guest house dans la rue longeant les voies de chemin de fer. Le quartier n'est pas terrible mais la GH semble moderne et a une bonne appréciation dans le Lonely Planet. Si je reviens à Bangkok, je l'essaierai peut-être car je n'apprécie pas vraiment celle dans laquelle je suis.

lundi 9 janvier 2012

RETOUR A LA MAISON (BANGKOK)

Bangkok, lundi 9 janvier 2012

Les derniers jours à Koh Lanta se sont déroulés sans évènements particuliers, or un soin des pieds pour moi (grattage de la plante) et une pédicure-manucure pour Anne-Marie.

Nous sommes arrivées à Bangkok après 2 h de mini-bus et ferry et 1 h d'avion. Comme il était 14 h, nous n'avons pas eu d'embouteillage pour arriver en taxi. J'ai retrouvé la guest-house de l'année dernière, celle où Denis a ses habitudes. Elle n'est pas terrible-terrible mais offre deux avantages : pas cher et proche du métro.

Hier soir, nous sommes allées diner dans le quartier chinois. Nous avons arrêté notre choix sur un restaurant de rue (les tables installées sur le trottoir) spécialisé dans les poissons et fruits de mer. Nous avons pris toutes les deux la même chose, du crabe au curry. Dommage que nous n'ayons pas partagé 2 plats différents car c'était bon mais le goût du curry l'emportait nettement sur celui du crabe.

Ce matin, nous sommes retournées dans Chinatown qui a un aspect très différent le jour de la nuit. Nous avons navigué à travers les petites ruelles parmi les colifichets, chapeaux, sacs, etc. et les étals d'alimentation. Nous avons rencontré un vieux chinois ancien professeur de français qui parlait un français parfait et nous a donné des renseignements sur ce que nous voyions. Nous avons ainsi appris que les monceaux de sacs contenant ce qui ressemblait à des tuyaux-gauffres sont... des intestins de baleines. Nous sommes rentrées à midi, vannées après 3 heures de piétinement.

Après un repos aux heures chaudes, nous sommes reparties à 14 h 30 ; d'abord au MBK pour mon problème d'ordinateur (cf plus bas), puis visiter la maison de Jim Thomson que j'avais vue l'année dernière mais que j'ai eu plaisir à revoir, d'autant plus que notre guide (jeune fille) francophone avait beaucoup d'humour.

Nous voici de retour à 17 h 30. Ce soir, nous dinerons probablement dans le quartier. Anne-Marie a vu des poissons grillés vendus dans la rue et en a très envie. Demain matin, j'aurai le plaisir d'accueillir Jacklown.

J'ai un problème de taille : impossible d'avoir une connexion wifi. Le réseau de la GH est marqué excellent mais avant même de demander le mot de passe, cela bloque en indiquant « Windows n'a pas pu se connecter à la GH ». J'ai d'abord pensé que cela venait de la GH puisque j'avais eu un problème similaire l'année dernière (mais mon informaticien préféré avait détecter que le modem était éteint). Mais quand j'ai vu des clients français connectés sans problème, j'ai commencé à m'inquiéter. Après les manips d'usage (recherche du problème), je suis allée aujourd'hui au MBK (immense centre commercial) et soumis mon problème à un employé. Il a vérifié et s'est connecté sans problème. Je lui ai demandé si je pouvais m'installer et dormir dans son magasin, à tout hasard...

Je suis donc de retour à la GH avec toujours mon laptop inutilisable en ligne. J'ai essayé d'utiliser l'ordinateur en libre-service à la GH mais j'ai dépensé plusieurs pièces de monnaie sans même pouvoir entrer dans ma BAL Gmail : je ne connais pas le clavier qwerty/thaï (et la plupart des touches sont effacées). J'irai ce soir voir si je peux me connecter d'un café ailleurs. Denis, tu me manques !

Si je n'arrive pas à avoir la connexion wifi ici à la GH, ne vous inquiétez pas de ne plus avoir de mes nouvelles. Je vais quand même essayer de passer ce message sur mon blog.

vendredi 6 janvier 2012

RIEN DE NEUF

Koh Lanta, vendredi 6 janvier 2012

Que mon fan club ne s'inquiète pas, je n'ai rien publié parce que... je n'ai rien à dire. Je sais que cela n'a jamais été une bonne raison pour me faire taire mais c'est enfin arrivé.

Tous les jours la plage, le ciel et la mer bleus, la routine quoi.

Retour à Bangkok après-demain. Réveil de grand matin pour le ramassage par le bus à 7 h 20 et avion à midi. J'aurai certainement à raconter de Bangkok.

mardi 3 janvier 2012

REVEILLON, PLUIE ET DEMENAGEMENT

Koh Lanta, mardi 3 janvier 2012

Le diner du réveillon a commencé à 19 h. Il était composé d'un buffet de plats thaïs délicieux, agrémenté d'animations diverses : danses thaïes, manipulation d'une barre de feu sur la plage, jeux (en anglais). Comme toujours, nous étions les seules françaises. Nous avons également profité des feux d'artifices sur la plage des hôtels voisins. Cela n'a pas suffit à me distraire et je suis rentrée dans mon bungalow à 21 h 30 pendant qu'Anne-Marie restait pour la suite des réjouissances.

Après quelques pages de mon roman en cours, j'ai éteint la lumière et dormi à 22 h 10 pour me réveiller à 8 h 40 ! Je n'ai même pas entendu le feu d'artifice tiré à côté de mon bungalow (à quelques mètres).

En se levant le 1er janvier, nous avons constaté, comme les prévisions météo l'annonçaient, la pluie. Elle est tombée sans une minute d'interruption toute la journée et toute la nuit. On se serait cru en Bretagne, la température mise à part. Cela a donc été une journée jeux et lecture.

Hier matin, lundi, le ciel était toujours gris mais la pluie se faisait plus légère pour disparaître vers midi. A 11 h 30, Nouy, notre chauffeur de taxi, est venu nous chercher comme convenu pour nous accompagner à notre nouvelle GH, qui est celle dans laquelle j'étais en mars dernier. Outre que c'est confortable et joli, elle a l'avantage de coûter la moitié de ce qu'on payait dans notre resort précédent. J'ai donc retrouvé les 6 bungalows en bois sur pilotis, avec le beau balcon-terrasse. Les propriétaires, Caroline et Bamon étaient très contents que je revienne.

Dans l'après-midi, le ciel est devenu bleu et le soleil de retour. Nous avons passé 2 heures agréables sur la plage avec le soleil plus très agressif et un petit vent favorisant le séchage après une baignade dans la mer à point pour moi (je l'évalue à 28°).

Ce matin, le ciel est à nouveau bleu avec quelques nuages à l'horizon. Les prévisions météo annoncent un peu de pluie dans la journée, mais 30°. Nous envisageons de prendre un taxi pour aller sur la côte ouest de l'ile où je prendrai peut-être quelques photos pour agrémenter ce blog.

samedi 31 décembre 2011

JOURNEE MARINE

Koh Lanta, samedi 31 décembre 2011

Prises hier matin à 8 h 30 à notre hôtel pour un trajet de 20 mn jusqu'au bateau à Saladan (ville principale de Koh Lanta) qui nous emmène la journée voir les 4 iles : Ngai, Cheuk, Kradan and Mook avec la grotte émeraude (l'eau y est verte transparente). A chaque arrêt, il y a possibilité de faire du snorkelling (prêt de masques et tubas) mais je me suis contentée de nager autour du bateau. Malheureusement, le bateau est on ne peut plus basique : pas de siège ni d'ombre, nous devons nous asseoir parterre sur le pont. Nos fesses en gardent un souvenir cuisant. Le patron de l'hôtel nous conseille les massages (à qui profite le crime...).

Un pique-nique est organisé sur la plage avec riz, salade de légumes et fruits de mer, courgettes en sauce, cokacola et eau à volonté, le tout est délicieux. Sur le bateau, il nous est proposé un énorme plat d'ananas frais découpé. Nous rentrons à 18h 30 (il fait nuit) et nous pouvons admirer le coucher de soleil sur la mer.

Nous rentrons vannées et n'avons pas le courage d'aller jusqu'au village pour diner. Nous prenons donc une soupe au restaurant de l'hôtel. Cela nous suffit compte tenu du déjeuner tardif.

Ce matin, comme annoncé par la météo, le ciel est gris et nous attendons la pluie aujourd'hui et demain (la température est descendue à 29°). Cela n'empêchera pas le diner de réveillon ce soir (à partir de 19 h !). Nous nous reposerons donc toute la journée pour être en forme ce soir.

jeudi 29 décembre 2011

BEL HOTEL ET WIFI POUSSIF

Koh Lanta, jeudi 29 décembre 2011

Transfert à notre nouvel hôtel hier à midi. Nous prenons nos quartiers dans un bungalow neuf. La chambre est grande, avec 2 lits, un mobilier moderne composé d'un bureau, un petit réfrigérateur et une table avec bouilloire-thé-café soluble, une armoire, une salle d'eau moderne et jolie, une terrasse devant le jardin à l'avant et une petite terrasse pour sécher le linge à l'arrière. Le petit déjeuner en libre service est royal, la plage immense et presque déserte (on se demande où sont les touristes qui ont fait le plein dans les hôtels).

Hier soir, nous sommes allées diner au village dans un petit restaurant pas cher car j'ai des problèmes de trésorerie : ma carte Visa BNP ne fonctionne pas et j'ai atteint mon plafond hebdomadaire avec ma carte Boursorama. J'ai demandé un retrait exceptionnel mais cela ne fonctionne qu'en France.

Je viens de téléphoner à Boursorama (merci Skype) qui me confirme que le retrait exceptionnel n'est valable qu'en France. Après 15 mn de négociation et vérification de mon compte, on m'accorde l'augmentation de plafond de retrait mais... il sera opérationnel dans 3 jours ! Bravo les banques françaises (toujours pas de réponse de la BNP, comme à la question précise que j'avais posé en avril dernier). Heureusement que je suis avec Anne-Marie qui peut me dépanner.

Demain, nous avons prévu de passer la journée à voir les 4 petites iles environnantes. Il faut en profiter car la météo annonce de la pluie pour le 1er janvier, avec toutefois 32°. Ce soir, nous avons eu une petite averse.

J'ai passé presque l'après-midi à me battre avec l'ordinateur et le site AirAsia pour faire une réservation de vol pour notre retour à Bangkok. Je ne sais si la difficulté est due au site AirAsia (avec lequel j'ai souvent des problèmes) où la connexion wifi très faible. J'ai fini par avoir ma résa mais j'ai dû faire preuve de la légendaire patience thaïe. Serais-je en train de me « thaïfier » ?

Je n'ai pu qu'à prier les dieux de la météo que le beau temps sera au rendez-vous demain pour la mini-croisière.

mardi 27 décembre 2011

PREMIERS BAINS

Koh Lanta, mardi 27 décembre 2011

Après une marche de 10 mn, nous trouvons une plage sauvage (aucune installation commerciale). La marée est basse et les rochers affleurants sont peu encourageants. Néanmoins, nous prenons notre premier bain dans la matinée. L'eau est un peu plus fraiche qu'hier après-midi (où seuls les pieds y ont eu droit pour cause de manque de maillot) mais je suis plus courageuse qu'Anne-Marie (Marie-Jeanne, je t'interdis de ricaner) et je me lance tout de suite. A vaincre sans péril on triomphe sans gloire : j'ai de l'eau jusqu'aux genoux au plus profond. Nous sommes seules sur cette immense plage mais ne tenons pas longtemps sous le soleil malgré qu'il soit souvent voilé par les nuages qui arrivent en masse. Le grand vent d'hier (venant de Malaisie) est tombé.

Nous rentrons à l'hôtel où nous demandons l'hôtelière de nous commander un tuk-tuk pour 15 h pour aller jusqu'au sud de l'ile. En attendant, nous nous reposons (de quoi ?). En fait, je suis plongée dans un roman haletant de Ken Follett.

Le tuk-tuk, dont la moto de très faible cylindrée semble dater de Mathusalem, a du mal à monter les côtes et le chauffeur est obligé de nous faire descendre pour redémarrer à vide. Malheureusement, bien que ne datant pas de Mathusalem, j'ai du mal également à monter la côte. Après un trajet d'environ 20 mn, il nous dépose sur la plage d'un complexe hôtelier où nous prenons notre 2ème bain. Cette fois, c'est de la soupe et il n'y a pas de rochers. Le ciel est complètement couvert ce qui nous évite la brûlure directe du soleil. Au bout d'une heure, on reprend le chemin du retour avec les mêmes hoquets de notre monture.

Le diner se fait à nouveau au restaurant de l'hôtel où nous sommes les seules clientes (les prix doivent faire fuir les clients de l'hôtel). J'ai tellement apprécié mon plat d'hier que je reprends le même : du boeuf au curry rouge avec du lait de coco délicieusement pimenté (à la limite de ce que je peux supporter).

Nouy, notre chauffeur de taxi vient de me téléphoner pour m'annoncer qu'il viendrait nous chercher demain à midi et non à 10 h comme prévu, pour nous emmener à notre nouvel hôtel, notre bungalow ne se libérant qu'en fin de matinée.

J'ai envoyé un mel à Bamon, patron du bungalow où j'étais en mars, pour lui demander s'il avait de la place du 2 au 5 janvier. Cela nous ferait faire quelques économies, ce qui relève de l'exploit ici où les prix sont 2 à 3 fois plus élevés que dans le reste du pays (un peu comme St-Tropez l'été par rapport au reste de la France).

La météo annonce de la pluie pour la fin de la semaine. Wait (ou wet) and see...

lundi 26 décembre 2011

DE CHARYBDE AERIEN EN SILLA TERRESTRE

Koh Lanta, lundi 26 décembre 2011

Notre dernière journée à Chiang Mai a encore été une succession de découvertes pour Anne-Marie. Elle a été toute la journée à son cours de cuisine thaïe et en est revenue enchantée et... repue. Pendant ce temps, j'ai fait le tour de la vieille ville (8 km) et me suis arrêtée en début d'après-midi dans un restaurant que je connaissais. Comme j'étais seule, un jeune californien de la table voisine a commencé à me parler. J'étais assez inquiète car, si j'arrivais à lui parler (quand il s'agit de parler...), j'avais toutes les peines du monde à le comprendre. Je lui ai expliqué que je ne comprenais l'anglais que quand il était parlé par des français. Mais il n'a pas fait l'effort de prendre l'accent français. Mon ego a quand même été caressé dans le sens du poil car il m'a dit que je parlais bien anglais ! Je vois d'ici ceux et celles qui me connaissent ricaner.

Le soir, nous sommes allées au « saturday market ». C'est un marché hebdomadaire plutôt touristique mais de nombreux thaïs s'y promènent. La rue est fermée à la circulation pour permettre l'installation d'une profusion de stands divers de « souvenirs », vêtements, objets de décoration ainsi qu'alimentation. Nous avons eu la surprise de déguster un gobelet de fraises fraiches... salées. Ce n'est la nourriture que je préfère en Thaïlande. En revanche, je me suis régalée d'un smoothy au fruit de la passion.

Malheureusement, nous n'avons pas pu rester à Chiang Mai comme prévu car tous les avions (ainsi que les trains et les bus) étaient pleins du 26 au 2 janvier pour cause de fêtes de fin d'année (tant les thaïs que les européens). La seule possibilité était de partir le 25 où il restait quelques places pour Phuket en 1ère classe sur Thaï Airways, sinon nous devions rester 1 semaine de plus à Chiang Mai ou remonter vers le nord. Anne-Marie n'étant pas enthousiaste à l'idée de prendre une route de montagne avec de multiples lacets, nous avons décidé de jouer « aux riches ». Il faut dire que la 1ère classe, c'est autre chose que la classe « des pauvres ».

Pour les hôtels, nous avons été affolées quand nous avons vu les tarifs à Phuket. Il faut dire que notre expérience de « riche » s'est arrêtée à la descente de l'avion. Nous avons donc décidé d'aller sur Koh Lanta qui a l'avantage d'être plus calme et jolie (c'est l'ile sur laquelle j'étais en mars). Nous avons donc réservé une chambre dans un hôtel modeste mais propre dans la vieille ville de Phuket (aucun intérêt) pour repartir ce matin vers Koh Lanta. Heureusement, notre chauffeur de taxi (de l'aéroport à la ville de Phuket) nous a arrêtées dans une agence sur la route. Nous avons d'abord été suspicieuses mais bien nous a pris d'accepter d'acheter des billets de bateau là car en ville nous étions excentrées et tout était fermé. Un minibus nous a donc pris à notre hôtel pour nous emmener sur un bateau en partance pour Koh Phi Phi (voir photo), puis un autre pour Koh Lanta. Dans le premier bateau, nous avons été secouée comme dans une lessiveuse. Heureusement qu'il restait beaucoup de place à l'intérieur et j'ai pu m'allonger sur la banquette composée de 4 sièges. J'aurais été incapable de rester assise sans utiliser le petit sachet en plastique distribué par un steward.

L'autre problème a été de trouver un hôtel à Koh Lanta. Les appels téléphoniques dans des hôtels relevés sur les guides (Routard et Lonely Planet) s'avéraient vains, de même que sur les centrales de réservations internet, sauf pour les hôtels haut de gamme (l'avion avait épuisé nos réserves). Nous avons quand même fini par trouver un petit hôtel dont les appréciations étaient élogieuses. Méfiante, je n'ai réservé que 2 jours. Heureusement, car si l'hôtel est très convenable (confort, propreté, accueil), il a le défaut d'être à 15 mn (au moins) de la plage et d'être complètement isolé sur la route, donc pas de commerces ni restaurants autour. Nous avons d'ailleurs diné (merveilleusement) à 18 h au restaurant de l'hôtel et sommes remontées dans la chambre à 19 h, faute d'occupation à l'extérieur?

Mais nous sommes en Thaïlande... où il n'y a pas de problèmes puisqu'il y a toujours des solutions. Encore un chauffeur de taxi pris à la descente du bateau qui nous demandé combien de temps on pense rester à Koh Lanta, combien de temps on a réservé, ce qu'on veut faire, etc. Nous lui avons répondu que si notre hôtel nous convient et si il reste de la place, nous y prolongerons notre séjour (c'était avant d'y arriver). Il nous dit que sa mère possède un resort avec des bungalows récemment rénovés sur la plage à quelques kilomètres... et il nous remet la plaquette. Cela semble alléchant. Il me laisse son numéro de portable et son prénom.

En arrivant à notre hôtel, nous sommes déçues de sa localisation mais de toute façon, il aurait été impossible de prolonger le séjour puisqu'il c'est plein jusqu'à début janvier. Je passe donc un coup de fil à notre nouveau copain, Nouy. Il vient nous chercher pour nous emmener visiter l'établissement de Madame Mère.

En fait de mère, nous sommes reçues (avec jus de grenade frais) par le frère qui est le directeur de l'hôtel. On ne peut pas visiter l'intérieur car c'est occupé mais l'extérieur est pimpant, avec une terrasse et un jardin devant chaque bungalow. La plage est à 50 m environ. Le village est très proche et il y a des restaurants autour ainsi que celui de l'hôtel.

Il ne reste qu'un seul bungalow et le prix annoncé est supérieur à notre budget (surtout pour moi qui doit tenir 3 mois). De plus, il nous est imposé de prendre le diner du réveillon à 1000 baths (25 €) alors qu'un diner thaï coute entre 100 et 200 baths. J'espère que ce sera somptueux. De toute façon, il nous est nettement dit (avec le sourire comme il se doit en Thaïlande) que c'est à prendre ou à laisser, c'est la politique de la maison. Penaudes, nous prenons.

Nous avons le droit de rester sur la plage le temps qu'on veut avant que notre taxi-driver nous raccompagne. Dommage, nous n'avons pas nos maillots de bain mais nous profitons d'une promenade le long de la plage, les pieds dans l'eau à une température agréable (en fait, de la soupe).

Il nous reste à trouver un hébergement après le 2 janvier (nous avons réservé à Bangkok le 7 janvier). Anne-Marie est tentée d'aller à Krabi pour nous rapprocher de notre point de départ (aéroport ou gare routière) mais je n'ai pas envie de rester dans cette vilaine ville plusieurs jours. A Koh Lanta, les hôtels sont aussi complets et chers. Il reste la solution de retourner à mon bungalow de la dernière fois. Ils sont très beaux et pas chers mais n'ont pas de climatisation. Même si on ne la branche pas la nuit, c'est confortable de rafraichir la chambre de temps en temps.

On a le temps de penser à tout cela.

samedi 24 décembre 2011

ELEPHANTS, ZEBUS, TIGRES, ORCHIDEES (cherchez l'erreur)

Chiang Mai, samedi 24 décembre 2011

Journée d'hier bien remplie avec l'excursion à une cinquantaine de km de Chiang Mai. Tout d'abord, exhibition des éléphants qui jouent au foot (shoot du pied avant ou arrière) avec une belle précision, dessin-peinture guidé par le cornak. Tout cela fait plutôt cirque, avec les spectateurs qui applaudissent à chaque « exploit ».

Suivie d'une balade en radeau plat de bambou (pied mouillé) sur la belle petite rivière, très calme et rafraichissante.

Ensuite, un petit tour en carriole attelée à un zébu : il faut avoir une bonne colonne vertébrale. Idem sur l'éléphant (quand même équipé d'un siège en bois avec garde-corps). La promenade sur les éléphants, prévue pour une durée d'une heure dans la forêt, est remplacée par un tour de 20 mn dont quelques mètres dans la rivière (peu profonde). Quand on a demandé pourquoi on n'avait pas ce qui était prévu, le chauffeur-guide nous a dit qu'il y avait trop de monde pour le nombre d'éléphants. Je me doutait que ce genre d'excursion était un peu arnaque.

Nous avons quand même eu droit à un déjeuner-buffet avec une nourriture thaïe adaptée pour les occidentaux, c'est-à-dire sans piments.

L'après-midi, on a visité une fabrique de papier artisanal fait à partir de la bouse d'éléphant (on pourra dire qu'on nous vend de la m...). Visite de 5 mn prétexte à arrêt dans le magasin. Puis, après 10 mn de bus, arrêt devant des étals d'artisanat tribal avec vendeuses habillées du costume traditionnel, pendant que la plupart des occupants du bus (une quinzaine au total) vont voir les « femmes-girafes ». Anne-Marie et moi refusons de participer à cette visite de zoo humain. Nous ne sommes que 5 à rester. Bien nous en a pris, les autres (dont un jeune couple de français) reviennent déçus.

Re-bus et visite des tigres. Pour entrer dans l'enclos et se faire photographier à côté des tigres, il faut payer. Tout le monde se contente de regarder ces gros chats amorphes (superbes quand même).

La dernière étape est la ferme des orchidées. Il faudrait être vraiment très difficile pour ne pas apprécier ces magnifiques fleurs aux multiples couleurs et formes.

On nous dépose (comme on est venu nous chercher le matin) devant notre GH à 17 h. Nous n'avons que la rue à traverser pour se faire faire un massage des pieds-jambes en demandant « pas trop fort » car le massage thaï est fait de pressions appuyées des doigts et phalanges. Anne-Marie, pour qui c'était une première expérience, est aux anges, presque endormie. Elle décide d'y retourner tous les jours !

Nous repartons pour le quartier opposé (nord-ouest), soit mon quartier de l'année dernière, qui propose plusieurs étals de rue. Nous portons notre choix sur un superbe poisson (dorade ?) cuit au grill en croute de sel. Bien sûr, la fourchette en plastique ne suffit pas et nous devons y mettre les doigts. C'est vraiment délicieux mais nous laissons la sauce pimentée servie à part, après un essai (du feu liquide). Nous terminons par des fruits vendus épluchés et prédécoupés : papaye et grenade.

Et retour à la GH où nous nous écroulons dans le lit à 21 h 30.

Aujourd'hui, Anne-Marie est partie pour la journée faire un stage de cuisine thaï. Comme j'en ai fait un en février et que ce sont les mêmes, j'ai décidé de buller. J'ai passé beaucoup de temps à la recherche de GH et vols pour Kho Lanta. Pour les hébergements, il ne semble pas y avoir de problème, mais aucun vol sur Air Asia entre le 26 et 31 décembre. Je vais me rabattre sur les agences qui pullulent dans les rues. On pense rester à Chiang Mai jusqu'au mardi.

jeudi 22 décembre 2011

MATINEE SPIRITUELLE, APRES-MIDI TEMPORELLE

Chiang Mai, jeudi 22 décembre 2011

Nous sommes arrivées à Chiang Mai hier à 15 h après un trajet en car de 5 heures. Pris un tuktuk qui nous a déposées devant notre GH qui se trouve dans « le carré », c'est-à-dire la vieille ville. La GH se trouve très en retrait de la rue, ce qui nous assure un calme propice à un bon repos nocturne. C'est presque un luxe dans cette ville. Le patron et sa nièce thaïs parlent un excellent français (ils ont vécu en France). La chambre est grande avec une petite pièce-bureau adjacente et une salle d'eau avec, luxe inouï, un rideau de douche, ce qui permet de limiter les dégâts.

Nous somme situées à l'opposé de la GH où j'étais en février. Le quartier est plein de guest houses, restaurants et bien sûr agences de voyage proposant les traditionnels activités (trekking, excursions, billetterie,...). On y voit plus de touristes occidentaux que de thaïs.

Ce matin, après un frugal petit déjeuner payant à la GH (point négatif), nous sommes parties à travers la ville (le carré fait 2 km de côté) pour la visite des principaux temples (je ne compte pas les petits temples de quartier) : Wat Phra Singh, Wat Chedi Luang, Wat Phan Tao, Wat Chiang Man. Je me doute que cette énumération n'intéressera pas mon lectorat mais cela me permet de me les rappeler.

Je suis repassée par mon ancienne guest house où j'ai croisé l'un des patrons. Nous nous sommes arrêtées également au petit marché du quartier où nous avons admiré les dizaines de paniers de riz différents, les fruits, légumes et herbes ainsi que les viandes et poissons grillés. Nous n'avons pas résisté aux merveilleuses petites saucisses grillées délicatement parfumées et légèrement pimentées ainsi qu'à l'ananas frais coupé en morceaux que l'on mange avec une pique en bois.

Nous sommes rentrées à 13 h, les pattes de derrière bien lourdes. Une pause à la fraicheur de la chambre était la bienvenue.

Reparties à 15 h 30 en direction de la rivière, à l'extérieur du « carré », nous traversons le marché de nuit (vêtements et babioles à touristes) en cours d'installation (étals sur les trottoirs). Les affaires s'y font dès qu'il fait nuit, c'est-à-dire 18 h mais les affaires sont les affaires et nous sommes assaillies de « sabadee » (bonjour) dès que nous nous arrêtons (même quand on ne s'arrête pas). Anne-Marie commence ses emplettes de cadeaux pour sa famille ainsi qu'une paire de soquettes pour palier à ses nombreuses ampoules (on ne devrait pas tarder à pouvoir s'éclairer...). Retour à 18 h assez fourbues. On voulait changer de quartier pour éviter les restaurants à touristes des environs mais je crains qu'on n'en ait pas le courage, d'autant plus que demain matin la grasse matinée n'est pas au programme.

Effectivement, nous nous sommes inscrites à une excursion pour la journée : centre des éléphants, ferme des orchidées et promène-couillons sur la rivière.

mercredi 21 décembre 2011

LE MAGNIFIQUE PARC DE SUKHOTHAI

Sukhothai, mardi 20 décembre 2011

Après quelques heures de farniente au bord de la piscine, nous avons repris notre bâton de pelerin à 14 h 30 en direction du parc archéologique, en traversant le village de Sukhothai (20 mn de marche). Le soleil est supportable et la route souvent ombragée ; le temps est donc tout à fait clément. Je m'attendais à avoir beaucoup à marcher dans le parc mais les distances entre les différents temples sont compatibles avec mes forces. L'endroit est enchanteur, avec de nombreux plans d'eau. De plus, il n'y a pratiquement personne. Je m'attendais à des hordes de touristes et nous n'avons rencontré qu'un couple et croisé quelques bicyclettes (le moyen idéal pour les visites).

A 17 h 30, nous sommes sorties du parc pour nous installer dans un bar-restaurant mais il était trop tôt pour diner. Nous nous sommes régalées d'un jus de noix de coco frais servi dans la noix. Puis après une petite traversée du village, nous avons choisi un des nombreux restaurants pour diner. L'accueil est toujours charmant et le plus gros problème est de choisir parmi les nombreux de la carte. Délicieux !

Retour à notre GH de nuit à pied et recherche d'un hébergement pour demain soir puisque nous reprenons un car demain matin pour Chiang Mai (5 heures de route). La GH que j'avais contactée par mel n'étant pas disponible (avec les fêtes de fin d'année, nous sommes au pic de la saison), nous nous sommes replongées dans les guides et Anne-Marie en a repéré une avec de bonnes appréciations dans « le carré » (centre de la vieille ville). Un coup de fil au patron thaï francophone qui confirme la réservation. On ne prend qu'une nuit pour voir si cela nous convient et si ce n'est pas trop bruyant (une constante en Thaïlande).

Demain matin, nous allons à nouveau nous régaler de « l'incredible » petit déjeuner de Paolo avant de reprendre un tuktuk jusqu'au car qui traverse le village (inutile d'aller à la gare routière).

Et voici nos amies reparties pour de nouvelles aventures...

mardi 20 décembre 2011

LEVER DU SOLEIL A SUKHOTHAI

Sukhothai, mardi 20 décembre 2011

Nous avons pris l'autocar partant à 10 h 30 de la gare routière de Bangkok pour 7 heures de trajet jusqu'à Sukhothai. C'est le moyen de transport le moins cher en Thaïlande : 8 € incluant un repas (style avion). Malheureusement, les quelques kilomètres pour aller à notre guest-house (environ 15 mn) nous coûteront... le même prix. Je sens l'arnaque.

Notre guest-house, l'Orchid Hibiscus, tenue par un italien, Paolo, est très jolie. Des bungalows de bois disséminés dans un superbe jardin fleuri avec piscine. Accueil «sympathique-commercial » de Paolo qui nous vante le lever du soleil à 6 h du matin sur une colline avoisinante et visite de sites archéologiques en tuktuk. D'abord hésitantes à cause de l'heure de lever (5 h 40) pour moi et le départ l'estomac vide pour Anne-Marie, nous succombons en nous raisonnant. Il serait en effet dommage de faire autant de kilomètres pour ne pas profiter de ces sites magnifiques sans aucun touriste. Il est vrai que nous n'avons pas été déçues mais nous avions mal interprété « il faut se couvrir car le matin est frais », surtout en tuktuk (carriole attelée à une moto). Nous avons pensé qu'une polaire serait suffisante. Grossière erreur ! Il aurait fallu mettre un autre lainage sous la polaire. Conclusion, si nous ne sommes pas enrhumées, ce sera un miracle.

Fort heureusement, en arrivant à la GH après 2 heures de balade, le petit déjeuner « incredible » promis par Paolo nous attendait. Il est effectivement fabuleux. Outre les oeufs servis comme on le souhaite, il y a une sorte de purée de noix de coco enveloppée en forme de berlingot dans une feuille de bananier. On y ajoute des petites bananes coupées et du miel sauvage (présenté brut sur un plat). 3 sortes de confitures-maison et du beurre accompagnent le café, chocolat ou thé. Le tout renouvelé à volonté. Paolo est très fier (et insistant) sur la qualité de son petit déjeuner.

BANGKOK BUCOLIQUE

Bangkok, dimanche 18 décembre 2011

Après le somptueux petit déjeuner de la Hansaah, nous avons pris un taxi pour déposer nos bagages à l'appartement de Yum squatté par Denis. Devant l'indigence de nos capacités physiques, Denis nous propose un changement de programme qui nous évitera la balade à vélo.

Nous décidons d'aller sur l'ile de Kro Keth, sur le fleuve Chao Praya. L'accès se mérite : 15/20 mn de marche pour atteindre le métro, puis métro jusqu'à l'embarcadère, puis bateau-bus jusqu'au bout la ligne à environ une heure. Ensuite un taxi jusqu'à l'embarcadère pour prendre un traversier qui nous mène de l'autre côté du fleuve, sur l'ile de Ko Kret. Nous faisons le tour de l'ile qui est un havre de verdure. Nous traversons le village constitué d'échoppes d'objets et de nourritures diverses, ouvertes seulement le week-end pour la promenade prisée par les habitants de Bangkok. Nous nous sommes laissés tenter par de délicieuses saucisses thaïes parfumées et épicées à point. La « courte marche » d'après Saint Denis, nous prend quand même 2 h 30.

Ensuite, retour (traversier, taxi, bateau-bus) et bateau-bus sur un canal longeant de vieilles maisons de bois, direction le MBK, immense centre commercial, à la recherche d'un téléphone portable basique pour Anne-Marie. J'en profite pour acheter dans une grande librairie une carte de Bangkok très détaillée avec les stations de métro et les tous les bus urbains que j'utiliserai lors de mon retour à Bangkok vers le 8 janvier.

Retour à Silom en métro (sky train) à 18 h 30, bien fatiguée (je ne parle que des femmes car Denis est en pleine forme) où nous décidons de nous arrêter diner avant le retour à la maison.

Le sommeil est vite arrivé mais hélas de courte durée. Comme toutes les nuits depuis mon arrivée, je me suis réveillée 3 h après avec impossibilité de me rendormir. Heureusement qu'avec un demi Stilnox j'ai pu terminer ma nuit qui s'est achevée à 7 heure pour partir tôt à la gare routière, direction Sukhothai.

samedi 17 décembre 2011

BACK TO BANGKOK

Bangkok, samedi 17 décembre 2011

Le vol Paris-Dubaï-Bangkok s'est passé sans problème. La compagnie Emirates est de bonne réputation et, même en classe éco, il y assez de place pour les grandes jambes.

Le fidèle Denis était à l'aéroport jeudi à 20 h. Il faut dire qu'il connaissait bien le trajet pour être allée chercher mon amie Anne-Marie à 13 h et un couple de ses amis 2 jours avant.

La guest house Hansaah, recommandée par Thuan, est à la hauteur de sa réputation. Chambre spacieuse et joliment décorée par Pam, l'associé thaï de Jac. Accueil chaleureux et petit déjeuner pantagruellique avec confiture maison, fruits frais. Malheureusement, malgré le manque de sommeil (3 h 30 dans l'avion), je suis restée calée sur l'horaire français et après avoir dormi de 23 h à 1 h, il m'a été impossible de me rendormir.

Cela ne nous a pas empêchées de visiter le Grand Palais vendredi matin. Après la rituelle tentative d'arnaque devant l'entrée (détournement à la sortie du taxi pour nous dire «c'est fermé mais on peut vous emmener ailleurs en tuktuk») qu'on a pu déjouer parce qu'on était informées par Voyage-Forum et par Jac. Dès l'entrée, on a compris qu'on ne serait pas seules ! Mais les divers bâtiments sont impressionnants. Je n'oserais pas les qualifier de sobres mais cela vaut le coup d'oeil.

Rentrées vers 13 h, nous avons fait la sieste. Anne-Marie qui avait dormi normalement la nuit s'est sagement accordée 30 mn et moi 1 h 30. Nous étions donc en forme pour repartir. D'abord visiter l'appartement de Yum et Christophe dans lequel Denis squatte en leur absence. J'ai été impressionnée par cet appart immense au 25ème étage. Ensuite, nous sommes allés (avec Denis) diner dans le quartier chinois.

Ce matin, avec Anne-Marie, nous sommes allées faire la promenade de 4 h sur les klongs (canaux) à la périphérie de Bangkok organisée par Thuan. J'en avais gardé un excellent souvenir du mois de janvier. C'est toujours aussi dépaysant mais les récentes inondations (plus d'un mètre) ont laissé des traces, notamment de nombreux détritus, bouteilles plastiques etc. Nous nous sommes arrêtés au marché flottant avec de nombreux stands de nourritures appétissantes. Nous avons eu de la chance car c'est aujourd'hui le 1er jour que le marché flottant ouvre depuis 2 mois. Nous sommes rentrées à 15 h et avons retrouvé Denis qui nous attendait à côté de notre GH. Depuis, le pauvre est mis fortement à contribution par Anne-Marie (problème de désimlockage) et moi (ordinateur). Je crois qu'on va le kidnapper et l'empêcher de partir pour la Birmanie.

Ce matin, j'étais déçue car mon appareil photo refusait obstinément de s'ouvrir. Je ne comprenais pas car j'avais rechargé la batterie avant mon départ. Un homme parmi les passagers de la barque m'a proposé aimablement de regarder. Après un rapide examen, il m'a conseillé d'y insérer des piles ou une batterie.... Dommage, elle était restée dans le chargeur. Sans commentaires. Il n'y aura donc pas de photos en illustration aujourd'hui.

Demain, nous devons malheureusement quitter notre merveilleuse GH car toutes les chambres sont réservées (nous sommes en haute saison et les affaires de Jac marchent bien). Nous serons quand même bien logées puisque Denis nous propose de nous héberger chez Yum et Christophe (3 chambres, 4 salles de bain !). Nous n'y resterons qu'une nuit puisque nous repartons dès lundi matin pour Sukkotaï en autocar (7 h de trajet). Nous avons réservé une chambre dans une GH avec piscine recommandée par Denis et Karen.

Pour la journée de demain, Denis nous a concocté une sortie sympa qu'il a faite ce matin seul. Une presqu'île dans la boucle sud-ouest du Chao Phraya (fleuve de Bangkok). Le hic est qu'il faudra louer des vélos et j'ai un souvenir cuisant de mon dernier essai au Laos (j'avais quand même tenu 50 mètres !).

Wait and see.

samedi 12 mars 2011

KHO LANTA

Kho Lanta, samedi 12 mars 2011

Je suis partie de Bangkok hier par le vol Airasia de 14 h 15 (en retard de 30 mn). En arrivant à l'aéroport de Krabi (sur le continent), 2 options se présentaient pour aller à Kho Lanta : un taxi qui met relativement peu de temps mais coûte l'équivalent de 75 €, ce qui est excessivement cher pour la Thaïlande, ou le bus public qui est plus long mais ne coût que 11 €. Comme j'ai le temps, j'ai choisi la deuxième solution... et suis arrivée presque 4 h plus tard. Le ciel était aussi couvert qu'à Bangkok et la chaleur aussi torride.

D'abord, le shuttle part de l'aéroport et dépose les passagers à des stations-agences en fonction de leur destination. Puis, j'ai attendu 30 mn l'arrivée d'un mini-bus confortable. Il a d'abord fait le tour de Krabi pour charger des passagers et est passé devant l'aéroport au bout d'une heure. Ensuite, nous avons pris la route, un premier bac, la route à nouveau, puis un deuxième bac et enfin la route pour être déposés devant les hôtels demandés. Le mien était le dernier et la nuit était tombée depuis un moment, bien qu'elle n'arrive qu'à 19 h (au lieu de 18 h 30 à Bangkok).

A mon arrivée, j'ai été accueillie par Baman, jeune patron de la GH parlant un excellent français. J'avais eu au téléphone son amie Caroline (parlant anglais). Ils ne sont jamais de permanence à la GH car ils travaillent dans la journée. Lui est moniteur de plongée et elle est vendeuse.

Ma première impression de la chambre est excellente. Il y a quelques bungalows en bois sur pilotis disséminés dans un jardin tropical. Le mien s'appelle « Papaya » (ils ont des noms de fruits, l'hôtel s'appelant « Fruit tree lodge »). On accède à la chambre par un escalier de bois prolongé d'un grand balcon-terrasse. On entre par une porte coulissante vitrée qu'on ferme avec un cadenas quand on sort.

La chambre est spacieuse, avec un parquet de bois verni, les murs peints en blanc cassé légèrement jaune, le plafond suivant la forme du toit est recouvert d'un tissage de bambou. Un très grand lit surmonté d'une moustiquaire, adossé à une fenêtre, entouré de 2 tables de nuit. Je précise que le lit est constitué d'un épais matelas posé sur un socle en bois dépassant largement de chaque côté. Ce socle est redoutable : je me suis cognée sur l'angle cette nuit en me recouchant. Je vais en garder le souvenir pendant longtemps.

Suite de la description : une table et 2 fauteuils, un réfrigérateur contenant une bouteille d'eau. De jolis doubles rideaux bordeaux en faille garnissent toutes les baies vitrées. Un ventilateur sur pied (donc déplaçable et orientable) assure le rafraichissement. Au fond, il y a une tringle en bois et de nombreux cintres et 2 longues étagères pour poser la valise et divers objets. La salle d'eau est neuve, carrelée sol et murs, sanitaires récents en bon état (cela peut sembler bizarre de le préciser mais c'est rarement le cas en Asie dans les hôtels de petites et moyennes catégories). C'est vraiment la première fois que je trouve une telle qualité pour ce prix (20 €) depuis que je suis en Asie. Le lit et le ménage sont même faits. Le seul « inconvénient » est qu'il n'y a pas de restaurant donc pas de petit-déjeuner. Il faut donc sortir sur la route où il n'y a que des restaurants, hôtels de toutes catégories, magasins en tous genres.

La plage se trouve à 100 m mais je ne la verrai probablement pas aujourd'hui. Effectivement, j'ai été réveillée à 8 h par la pluie. Sûrement bienfaitrice mais qui aurait quand même pu arriver 24 h plus tôt !

Denis m'a envoyé un mel hier, il est bien arrivé à Hanoï qui lui a fait une excellente première impression.

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