Luang Prabang, mardi 31 janvier 2012

Je ne suis pas venue donner de nouvelles depuis longtemps parce que... il n'y avait rien de nouveau. Nous avons passé 4 journées de farniente sur l'ile (fluviale) de Don Khon. Rien d'autre à faire que de regarder le Mékong parsemé d'iles et de bayer aux corneilles, bien que je doute de la présence de corneilles dans cette région. La chaleur ne me permettait qu'une promenade à partir de 16 h 30. J'y ai vu notamment une belle maison construite au milieu d'une ile miniscule, des enfants et des adultes jouer avec des pneus sur le Mékong, visité une « ferme bio », petite exploitation de culture de légumes biologiques créée et tenue par un jeune français, Alex, qui sert ses produits dans son « restaurant » au milieu de nulle part (20-25 mn à pied du Mékong par un petit sentier).

Le compte à rebours tournant pour Jacklown, nous avons dû nous diriger vers le nord. Quelle expédition ! Plus de 30 heures d'autocar. D'abord, traversée du Mékong en barque pour regagner le continent ; puis 4 h d'autobus (vendu comme minivan VIP) pour Paksé ; retrouvailles avec Denis à sa GH au centre de Paksé ; 8 h d'autocar de nuit de Paksé à Ventiane (capitale du Laos). Voyage difficile qui a d'abord commencé par une algarade avec le chauffeur de tuk-tuk qui voulait nous faire payer le double du prix qu'on avait payé pour venir l'après-midi (et qui est le tarif normal). Le légendaire calme asiatique en a pris un coup. Il voulait nous ramener au centre ville et remettait la valise de J dans le véhicule. Nous avons fini par céder (la différence était de 2 €...).

Ensuite, le véhicule qui nous avait été vendu comme VIP s'est transformé en car ordinaire avec couchettes mais les nôtres étaient au fond en « sous-sol » où nous devions ramper pour accéder à des matelas pour 4 personnes (les 2 autres étaient un couple de jeunes anglais avec moult percing et tatouage et nattes rastas). Les « couchettes » n'étant pas assez longues, je ne pouvais allonger complètement mes jambes. De toute façon, impossible de dormir juste au-dessus du moteur, même avec les bouchons dans les oreilles. De plus, Denis qui avait pris son billet lui-même, n'est pas parti de la même gare que nous et n'était pas dans le même car que nous. Nous l'avons retrouvé à Ventiane à 6 h du matin.

Nous avons traversé la ville en tuk-tuk pour aller de la gare routière sud à la gare routière nord où nous avons pris le car de 8 h pour Luang Prabang. Après un voyage de 11 h dont au moins 8 en montagne, nous sommes arrivés à Luang Prabang pour constater que la guest house que Denis avait réservé 2 jours avant et confirmé 1 h avant du car était complète. Le patron n'a pas semblé particulièrement ému et nous a laissé repartir avec notre barda dans la nuit (il était 20 h). Nous avons croisé des jeunes qui avaient la même mésaventure avec une GH voisine. Tout était complet. Heureusement, un patron de GH nous a dit qu'il en possédait une autre à 5 mn. Nous nous y sommes installés et allons certainement y rester. Il y a des points positifs et négatifs. En tout cas, la douche a été la bienvenue.

J'étais tellement fatiguée que je ne suis pas arrivée à dormir comme je l'avais espéré. De plus, la situation citadine de Luang Prabang n'empêche pas la présence des coqs toujours en forme même en pleine nuit. Ce matin, après un petit déjeuner dans le quartier avec Jacklown, nous sommes partis tous les trois en balade et repérage à travers les ruelles. Nous avons revu de fines galettes de riz sécher au soleil. Nous venons de rentrer à 15 h 30 après un arrêt dans... une crèperie.

J'apprends qu'il gèle à Paris. Même ici, on constate le refroidissement car nous atteignons 22° la nuit et devons remettre les couvertures.
Oups, pardon !