Chiang Rai, jeudi 23 février 2012

Hier soir, comme prévu, je suis allée au marché de nuit. Comme dans toutes les villes, c'est un grand piège à touristes avec les étals de pacotille habituels. Mais, l'intérêt de celui-ci est les étals de nourriture alignés de part et d'autre d'une immense place sur laquelle des petites tables et chaises sont installés. On achète les plats qu'on désire (très bon marché) et on s'installe où l'on veut. 2 musiciens sont installés sur une scène au bout et jouent une musique sirupeuse. Leur pause est la bienvenue. Je craignais que ce ne soit un autre piège à touristes mais je constate que la clientèle est plus locale qu'occidentale. En dessert, je me suis octroyée un excellent shake de mangue fraiche. Au retour, je suis passée devant la « tour de l'horloge », grand monument doré avec une horloge. Le soir, elle s'illumine et passe par des jeux de lumières de couleurs différentes, en émettant une musique. Vu le nombre de personnes, surtout touristes, stationnant devant, il semble que ce soit une attraction attendue chaque soir.

Ce matin, à 8 h 30 comme convenu, Paul est venu me chercher pour le petit déjeuner au petit restaurant d'une GH dans le quartier. Je me suis régalée d'une excellente crèpe (pancake) à l'ananas. Ensuite, il m'a remis une plaquette avec une suggestion de tour des temples de la ville et lui-même a enfourché sa moto. Je suis donc partie à pied munie du plan, mais c'était sans compter sur mon incapacité à lire un plan. D'autant plus que les noms de rues ne sont jamais indiqués. J'ai donc marché le nez au vent et suis tombée sur le grand marché de la ville. J'adore les marchés, particulièrement en Asie où l'on trouve des produits inconnus (de moi). Ensuite, comme il commençait à faire chaud, j'ai abandonné mon projet initial et suis rentrée à la GH où je me suis installée dans le jardin, sous les arbres. J'y ai rencontré une franco-belge d'une cinquantaine d'année faisant de la sculpture sur fruit, en l'occurence une pastèque. Elle vient en Thaïlande tous les ans plusieurs mois depuis 20 ans et parle thaï.

Ce soir, je retourne au marché de nuit, ne serait-ce que pour m'acheter des sandales pour remplacer celles que j'ai achetées la semaine dernière à Chiang Mai. Vive la marchandise chinoise ! Pas de nouvelles de Paul.