Phrae, jeudi 1er mars 2012

Journée tranquille hier à Nam où la chaleur m'a obligée à rester cloitrée l'après-midi. Comme les bêtes sauvages, je ne suis sortie que le soir pour ma pitance. Les temples sont d'ailleurs plus beaux la nuit avec les éclairages. Je n'ai pas pu faire de photos car mon appareil a méchamment affiché « batterie vide ».

Auparavant, j'étais allée à pied à la gare routière pour voir les horaires de cars pour Phrae. Comme elle est située à environ 20 mn de marche, je souhaitais demander à la GH un taxi pour m'emmener ce matin car avec la valise, ce n'est pas facile de marcher le long d'une route à grande circulation sans trottoir. Hélas, les 2 jeunes filles qui sont de permanence à la réception dans la journée partagent leur temps entre la sieste et le papotage-ricanement et ne parlent pas un mot d'anglais. J'étais donc harnachée, prête à partir à pied ce matin à 7 h (s'il fait une chaleur d'enfer dans la journée, il fait un froid de loup la nuit et le matin). Heureusement, la dame qui fait les petits déjeuners, bien que non bilingue, a compris le mot « taxi » et a téléphoné pour en appeler un. A ma grande surprise, c'était encore une moto. Je n'avais pas trop le choix : la moto devant entre les jambes du chauffeur (en l'occurence une chauffeuse) et moi derrière. Heureusement, le trajet était court. Quand je suis arrivée, j'ai demandé le nom de ma destination, Phrae, et on m'a dirigée vers un minibus prêt à partir.

Après 2 h de route de montagne, je suis arrivée à Phrae. Que dire de Phrae ? Le Lonely Planet dit que la ville rappelle Luang Prabang au Laos. Peut-être, mais avec de l'imagination.

J'ai pris un hôtel recommandé par le LP qui a l'avantage de ne pas être loin de la gare routière. Son autre avantage est son prix : 300 baths (7,50 €). Ca baisse tous les jours ; avec un peu de chance peut-être qu'à la fin de mon voyage on me donnera de l'argent avec la chambre. Mais ne rêvons pas. En tout cas, la qualité du matelas n'est pas à inscrire parmi les points positifs. J'ai l'impression d'être directement sur une planche. Je ne sais pas comment je vais arriver à dormir. L'inconvénient de cet hôtel est qu'il est loin de la ville ancienne à visiter. Je suis donc partie en exploration ce matin, sachant que ce ne serait pas possible l'après-midi à cause de la chaleur. Il est vrai que les rues sont larges avec de la verdure, des temples et de jolies maisons en bois. Si seulement, il y avait quelques inscriptions en anglais... Ici, l'anglais est inconnu. En revenant de la vieille ville, j'étais perdue et j'ai demandé à plusieurs personnes « bus station » (ce n'était pas loin) mais on m'a regardé comme une martienne. Idem pour manger. La Thaïlande hors des sentiers battus, comme le demandent certains touristes dans VoyageForum, c'est bien mais il y a de grands moments de solitudes. Force est de constater qu'à Phrae, les sentiers ne sont pas souvent battus par les touristes.

Demain matin, je repars pour Phitsalunok un peu plus au sud (mais quand même dans le nord de la Thaïlande) à 3 h de route, avant de bifurquer vers l'est. J'espère que d'ici là ma bronchite me laissera en paix (merci la clim de Nan).