Phitsanulok, samedi 3 mars 2012

Décidément les villes thaïlandaises n'ont pas la cotes auprès de moi.

Arrivée hier à 11 h à Phitsanulok, je suis d'abord allée au guichet pour m'enquérir des horaires de cars de ma prochaine destination, Khon Kaen. Ensuite un tuktuk conduit par une charmante dame m'a déposée à la GH conseillée dans le Lonely Planet. En fait, c'est un hôtel traditionnel (pourquoi s'appelle-t-il guest-house ?) où j'ai une chambre claire avec climatisation et TV toujours très bon marché.

J'ai fait un tour dans les environs mais suis rentrée rapidement pour cause de chaleur intense (à midi) et laideur ambiante. J'ai essayé de réitérer une sortie hier soir mais la chaleur n'avait pas diminué malgré le coucher du soleil et la beauté n'était toujours pas apparue... Je me suis donc installée, comme pour le déjeuner, au petit restaurant attenant à l'hôtel. C'est un petit havre « européen » (mais fréquenté par les jeunes locaux) qui propose, outre une carte thaïe, d'excellentes pâtisseries maison. De plus, c'est climatisé, mais à la façon des pays chauds, c'est-à-dire nécessitant de porter un vêtement pour se protéger du froid excessif. Pour une fois, j'ai donc pris un dessert : un délicieux crumble aux pommes servi avec une crème anglaise à part. Ce n'est pas vraiment thaï mais c'est au moins bon pour mon moral qui en a bien besoin.

Heureusement que mon lit était douillet car la chaleur n'a pratiquement pas baissé pendant la nuit et je me refuse à mettre la climatisation autrement que quelques minutes de temps en temps pour rafraichir la chambre.

Ce matin, armée de courage, je suis allée marcher le long de la rivière (sans grand intérêt) jusqu'au célèbre temple, le « wat Phra si Ratana Mahathat » possédant la plus vénérée statut de Bouddha de Thaïlande. Comme l'indique le LP, c'est une grande foire. De nombreux stands et vendeurs ambulants vendant toute sorte de choses, troupeaux de touristes de voyages organisés, etc.

Je voulais aller visiter le musée folklorique présentant des outils et ustensiles de cuisine de l'Isan mais comme tout va de travers ici, il n'est ouvert que 2 jours par semaine et ce ne sont pas les miens.

Au retour, j'ai essayé de me promener dans la ville mais la chaleur devenait difficile à supporter (le site météo indique 38° à Phitsalunok) et rien n'arrêtait mon regard. Je me suis donc, comme hier, réfugiée dans ma chambre où je vais rester jusqu'à mon départ demain matin à 7 h, à part une descente au restaurant de l'hôtel. J'ai eu le plaisir d'avoir un appel téléphonique sur Skype de Denis qui pèle de froid en Chine (-4°).

Je crains que ma prochaine étape soit à la hauteur de celle-ci car il s'agit encore d'une très grande ville mais c'est le passage obligé pour Nong Khaï.

NB : de plus, j'ai raté les photos du temple. Vraiment mauvaise pioche !